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Dictionnaire des termes financiers

 

A
 

A découvert

Un opérateur qui s’engage à distribuer à une date ultérieure et à un prix spécifique des actions qu’ils ne possèdent pas encore fait une vente à découvert. Un tel opérateur prévoit le prix auquel il pense que le titre tombera, espèrant que cette chute lui permettra de le racheter plus tard sur le marché à un prix inférieur au prix de vente fixé aujourd’hui. Cette opération relève de la spéculation pessimiste, en effet l’opérateur s’attend à ce que les prix baissent.

A la criée

Méthode transactionnelle le plus souvent utilisée aux corbeilles des marchés boursiers ou à terme. Il s’agit d’une vente aux enchères continue, les opérateurs criant leurs prix acheteurs ou vendeurs à haute voix, jusqu’à ce qu’il se mettent d’accord sur un prix de transaction et que l’affaire se fasse.

A la monnaie

Option où le prix d’exercice se trouve au niveau du prix de marché de l’actif sous-jacent. Elle s’oppose à une option en dehors de la monnaie, ou à une option dans la monnaie. Un call (une option d’achat) sera dans la monnaie si le prix du marché est supérieur à son prix d’exercice. Il sera en dehors de la monnaie si le prix du marché est inférieur à son prix d’exercice. Un put (une option de vente) sera dans la monnaie si le prix du marché est inférieur à son prix d’exercice. Ils sera en dehors de la monnaie si le prix du marché est supérieur à son prix d’exercice.

Acceptations bancaires (BA)

Véhicule créé afin de faciliter les transactions commerciales. Une BA spécifique a trait à une transaction spécifique (c’est-à-dire aux biens sous-jacents). La valeur des biens sous-jacents est la valeur nominale de l’effet ou de la traite à terme les matérialisant. Cet effet représente une promesse à la transaction, donnée par la contrepartie qu’elle paiera les biens à une échéance future pré-déterminée. L’effet devient une acceptation bancaire lorsqu’une banque accepte d’assumer l’ultime responsabilité du paiement à faire au créancier (c’est-à-dire au détenteur de la traite à terme) au cas où le débiteur (la contrepartie) ne paierait pas. Cette procédure s’appelle l’escompte de la traite. Les BA sont considérées comme des investissements très sûrs, non seulement parce qu’elles sont assorties d’une obligation irrévocable que la dette sera honorée par au moins l’une des banques, mais aussi parce qu’elles représentent une transaction commerciale normale concrétisée par des biens sous-jacents. Vue leur réputation de grande solvabilité, le taux de rendement d’une BA sera normalement assez bas. En effet, dans la mesure où une BA est garantie par une banque, son taux suivra de près les taux que l’on applique aux certificats de dépôt (CD) négociables. Á cause de sa plus grande liquidité, une BA aura tendance à s’échanger un peu en dessous du CD équivalent. Tout comme le marché des CD, le marché des BA est échelonné. Cela tient au fait que certaines signatures bancaires jouissent d’une meilleure réputation de solvabilité. En outre, certains biens sont moins faciles à revendre que d’autres. Une banque qui escompte une traite à terme qu’elle aura acceptée pour le compte d’un exportateur peut tenter de la revendre directement aux investisseurs.

Actif

Tout article ayant une valeur économique, et détenu par un individu ou par une société. Il s’agit surtout des articles pouvant éventuellement être liquidés, c’est-à-dire convertis en espèces. Dans un portefeuille, les actions, obligations ou titres immobiliers constituent les actifs. En général, le terme "actif" fait référence à un article qui possède une valeur réalisable, ou qui peut générer des revenus nets supérieurs au coût de l’article lui-même. Dans le cas contraire, on parle de "passif".

Actifs circulants

Actifs qu’on peut normalement liquider avant la fin du cycle comptable (habituellement un an). Ils peuvent inclure les stocks, effets à recevoir, et encaisses à court terme.

Actifs nets

Ils correspondent au patrimoine du fonds calculé à la valeur vénale, déduction faite des dettes éventuelles.

Action au porteur

Action (sous forme de certificat physique) qui n’est pas explicitement immatriculée au nom de son détenteur. Ces actions sont négociables sans être endossées.

Action de petites et moyennes entreprises

Des sociétés ayant un faible taux de capitalisation.

Action préférentielle participative

Une action préférentielle participative donne à un actionnaire le droit de bénéficier d’un dividende fixe d’un montant déterminé, ainsi que d’une partie des dividendes supplémentaires payés en espèces aux détenteurs d’actions ordinaires (au-delà des dividendes dont les actions préférentielles participatives sont assorties). De telles émissions sont rares et constituent généralement une espèce de pot-de-vin pour soutenir la vente d’actions préférentielles.

Action préférentielle à taux révisable

Une action préférentielle à taux révisable constitue une innovation assez récente. Un dividende préférentiel sera souvent calqué sur le taux d’intérêt que le marché appliquera à un instrument relevant de la dette publique. Ces actions sont en général assorties d’un plafond (limite maximale) et/ou d’un plancher (limite minimale).

Action, titre

Une société qui cherche des fonds externes pour ses projets d’investissement a deux possibilités: elle peut soit emprunter ces fonds, soit émettre des actions. En terminologie financière, on appelle les actions "fonds propres", l’endettement "capitaux empruntés". Il existe une différence fondamentale entre fonds propres et capitaux externes:

  1. Le premier représente un titre de propriété– vous achetez une participation dans le capital de la société, vous ne lui prêtez pas d’argent.
  2. Un acheteur d’obligations (en fait, un prêteur) a droit à un paiement régulier d’intérêts et peut même exiger que la société émettrice soit mise en faillite si ces intérêts ne sont pas payés. En principe, un actionnaire n’a droit à aucun paiement régulier. Même si la plupart des actions stipulent le paiement d’un dividende en espèces, cette distribution reste toutefois à la discrétion des directeurs de la société considérée.

Lorsque vous achetez les actions d’une société, vous devenez donc l’un de ses propriétaires. En tant que tel, vous participez aux profits qu’elle dégage.

Actions acycliques

Les sociétés sont souvent réparties selon la réaction anticipée de leurs actions aux risques à long terme du marché (c’est-à-dire face aux cycles économiques / phases de croissance et de récession). Les actions acycliques ont tendance à souffrir pendant les phases de croissance, puis à remonter pendant les périodes de récession. Un exemple serait une société de conseil très active comme syndic de faillite. Les actions acycliques sont très intéressantes pour tous ceux qui veulent un portefeuille diversifié – mais il est difficile de trouver un secteur entier de nature acyclique.

Actions cycliques

Les sociétés sont souvent réparties selon la réaction anticipée de leurs actions aux risques à long terme du marché (c’est-à-dire face aux cycles économiques / phases de croissance et de récession). Les actions cycliques sont des actions dont la rentabilité – et donc le cours boursier – a tendance à évoluer dans le même sens que la croissance générale de l’économie. Pendant les phases de croissance ces actions montent fortement, alors que pendant les périodes de récession elles baissent davantage que la moyenne du marché – pour stagner jusqu’à la prochaine phase de croissance. Aussi ne s’agit-il d’un investissement incertain lors d’une phase du cycle économique – pendant les périodes de forte hausse ou de forte baisse, le comportement de ce type d’actions devient prévisible.

Actions défensives

Les sociétés sont souvent réparties selon la réaction anticipée de leurs actions aux risques à long terme du marché (c’est-à-dire face aux cycles économiques / phases de croissance et de récession). Les actions défensives ont tendance à ne pas trop chuter lors d’une phase baissière pour le reste de la bourse. Ce sont des actions "rassurantes" qui baisseront moins que la moyenne du marché au moment d’une récession (mais qui ne monteront pas autant lors des phases haussières).

Actions non-cotées

Les actions de certaines sociétés, souvent les plus petites, ne s’échangent dans aucune bourse. Ces entreprises ne sont pas cotées (ou inscrites) pour les raisons suivantes :

  • elles ne souhaitent pas l’être et préfèrent gérer leurs affaires dans une confidentialité relative.
  • elles ne satisfont pas aux critères d’inscription, tels un minimum de capitalisation sur le marché. En d’autres termes, elles sont trop petites pour être admises à la cote.
  • la Bourse de Londres exige des sociétés une capitalisation boursière minimum de £700 000. En outre, il faut qu’elles aient un historique opérationnel d’au moins 3 ans.

Actions ordinaires

Une société qui cherche des fonds externes pour ses projets d’investissement a deux possibilités: elle peut soit emprunter ces fonds, soit émettre des actions. En terminologie financière, on appelle les actions "fonds propres"; l’endettement "capitaux empruntés". Il y a une différence fondamentale entre fonds propres et capitaux externes:

  1. Les premiers représentent un titre de propriété. Il s’agit d’une participation dans le capital de la société, et non pas d’un emprunt.
  2. Un acheteur d’obligations (en fait, un prêteur) a droit à un paiement régulier d’intérêts et peut même exiger que la société émettrice soit mise en faillite si ces intérêts ne sont pas payés. En principe, un actionnaire n’a droit à aucun paiement régulier. Cependant la plupart des actions énoncent comme condition le paiement d’un dividende en espèces. Cette distribution reste toutefois à la discrétion des directeurs de la société en question.

Ainsi, en achetant les actions d’une société, on en devient l’un des propriétaires. Et en tant que propriétaire on bénéficie des dividendes potentiels qu’elle dégage.

Actions ordinaires classifiées

Certaines sociétés anonymes émettent plus d’une catégorie d’actions ordinaires. Les actions qui se répartissent en diverses catégories s’appellent des actions ordinaires classifiées. Traditionnellement, les actions de premier rang (dites de "Classe A") rapportent des dividendes mais ne sont pas assortis du droit de vote associé aux actions distribuées au grand public. Les actions de deuxième rang ("Classe B") sont assorties du droit de vote dont jouissent les directeurs de la société. Les actions de Classe B ne rapportent pas de dividendes, mais, à mesure que la firme croît, ces détenteurs bénéficient de l’intégralité de la hausse résiduelle du cours boursier.

Actions préférentielles

Les entreprises augmentent leur capital d’actions en émettant deux types d’actions : des actions ordinaires et des actions préférentielles. Les actions préférentielles constituent un titre hybride cumulant les attributs des titres de dette et ceux des actions. Même si techniquement il s’agit d’une forme d’investissement en actions, plusieurs caractéristiques de ce titre relèvent plutôt d’un instrument de dette, comme son taux fixe ou sa possibilité de remboursement anticipé. Les détenteurs d’actions préférentielles ont une priorité légale (hiérarchique) sur les détenteurs d’actions ordinaires en ce qui concerne l’attribution de profits d’une société voire, dans l’éventualité de sa faillite, de ses actifs. Cependant , les détenteurs d’actions préférentielles sont dans une position encore plus risquée que les détenteurs d’obligations. En conséquence, ils vont exiger un rendement accru.

Actions préférentielles à dividende zéro

Ces actions ne génèrent pas de revenus mais elles ont une date de remboursement fixe. Elles sont émises à un niveau inférieur à leur prix de remboursement, et leurs cours boursiers glissent vers cette valeur finale à mesure qu’elles s’approchent de leur date d’échéance. Si leur remboursement n’est pas garanti (l’entité devant générer suffisamment d’actifs pour couvrir ses passifs), il n’en reste pas moins que leur remboursement est prioritaire en cas de liquidation. On considère donc qu’il s’agit d’actions à faible risque. On les utilise souvent pour payer des besoins à venir identifiables.

ADR (American Depository Receipts)

Il s’agit d’un certificat négociable et immatriculé. Émis aux Etats-Unis par une banque américaine, il certifie qu’un certain nombre d’actions étrangères ont été déposées dans l’une des succursales étrangères de cette banque – ou bien, qu’une autre institution financière dans le pays d’origine de ces titres en a la garde. Un "ADR" peut être sponsorisé, mais c’est facultatif. Un ADR non-sponsorisé est un récépissé d’actions étrangères qu’un dépositaire émet sans attendre l’accord préalable de l’émetteur des actions. Depuis 1983 on ne peut émettre des ADR non-sponsorisés que si l’émetteur des actions sous-jacentes fournit certaines informations sur sa société à la Security and Exchange Commission (SEC, la COB américaine). Un ADR sponsorisé est émis par un dépositaire agissant en co-opération avec l’émetteur, et le dépositaire reçoit une commission de ce dernier. Il s’agit d’actions qui sont déjà en circulation, ou bien d’actions ayant spécifiquement été émises lors d’une offre de vente d’ADR aux Etats-Unis. Les ADR sont pratiques pour ceux qui investissent dans les actions d’une société étrangère, et qui veulent acheter, garder ou vendre leurs intérêts dans ces titres étrangers sans être obligés de les posséder physiquement (tout en recevant des dividendes, voire en exerçant un droit de vote). Le détenteur d’un ADR peut à tout moment demander la remise des actions sous-jacentes. Inversement, un ADR permet à une société étrangère dont les actions n’ont pu être cotées en bourse aux Etats-Unis d’accéder aux marchés de capitaux publics aux Etats-Unis. Normalement, seules les actions qui sont déjà traitées officiellement en bourse à l’étranger peuvent être matérialisées sous forme d’ADR.

Agent de change

Un individu ou une société qui achète ou vend des actions pour le compte de ses clients moyennant le paiement d’une commission basée sur la valeur de la transaction. Aussi connu sous le nom de courtier.

Allocation

Si un trop grand nombre d’investisseurs souhaite participer à une nouvelle émission (ce qui arrive souvent lorsqu’il s’agit d’une émission intéressante), leurs commandes seront minorées en proportion. Le nombre d’actions attribué à chaque investisseur constituera son allocation.

Aléas

Une théorie qui affirme que les futurs prix des titres sont impossibles à prévoir puisque la direction et l’ampleur de ces mouvements résultent de variations aléatoires et donc imprévisibles.

Amortissement

Procédure comptable utilisée par les sociétés pour amortir leurs droits ou actifs immatériels (surcote d’intégration, brevets, droits d’auteurs…) au cours de l’existence de ceux-ci. Pour les immobilisations, on parle de "dépréciation". Les frais d’amortissement et de dépréciation sont déduits du résultat d’exploitation d’une société pour calculer son résultat net.

Analyse fondamentale

L’analyse fondamentale analyse le prix du marché d’une action à travers la mission commerciale et la situation financière de l’entreprise concernée. Cette approche implique une évaluation quantitative et qualitative de l’état de l’entreprise. L’analyse fondamentale contraste avec "l’analyse technique" où l’on cherche à juger la performance future d’une action uniquement sur la base de ses prix historiques, sans référence à l’état de l’entreprise, de son secteur, ou de l’économie prise dans son ensemble. Un analyste technique mettra l’accent sur le cours d’une action. Il en fera une représentation graphique, et analysera le volume quotidien des transactions sur cette action et sur des titres analogues, en espérant que cette image lui permettra de prévoir son évolution future.

Analyse quantitative

Une analyse qui utilise des nombres et des ratios qu’on trouve dans les états comptables d’une entreprise afin d’évaluer les projets de celle-ci.

Analyse technique

C’est une forme d’analyse dont l’objectif est de juger la performance d’une action exclusivement sur la base de son prix historique ou actuel, sans référence à la société sous-jacente, au secteur dans lequel elle opère, ou à l’ensemble de l’économie. Cette analyse est réalisée en suivant et en retraçant le prix d’une société ainsi que le volume quotidien des échanges concernant ses actions – et celles des sociétés concurrentes. De cette façon, les investisseurs espèrent se faire une idée des mouvements de prix à venir. L’analyse technique peut être opposée à l’analyse fondamentale, qui veut que l’on analyse le prix de marché d’une action à la lumière de la situation financière d’une société – voire par rapport à ses activités sous-jacentes. Avec cette dernière approche, l’analyste doit émettre des jugements quantitatifs et qualitatifs.

Analyste

Employé d’une société de courtage ou de gestion de fonds qui procède à une analyse des entreprises avant de donner des recommandations d’achat ou de vente. La plupart sont spécialisés dans un secteur particulier comme les télécommunications, les semi-conducteurs ou les banques.

Analyste boursier

Un analyste boursier travaille pour le compte d’une banque d’investissement ou d’une maison de courtage indépendante. Son rôle est de soutenir les activités d’arbitrage. Il se concentre normalement sur des secteurs spécifiques – média, agro-alimentaire, technologie, etc.

On utilisera un rapport rédigé par un analyste boursier pour améliorer les transactions faites par une banque pour son compte propre - voire pour améliorer les services qu’elle offre à ses clients.

Annuité

Contrat financier payant à son détenteur, à intervalles réguliers, une même somme d’argent pendant un nombre pré-déterminé d’années.

Arbitrage

Transaction où l’on traite un même produit simultanément sur deux marchés, afin de profiter, en prenant le moins de risques possibles, d’une distorsion provisoire dans le prix. Par exemple, une action qui a un prix acheteur/vendeur de 100 à 101 à New York et un prix acheteur/vendeur de 102-103 à Londres peut être achetée à New York au prix vendeur de 101 et vendue simultanément à Londres au prix acheteur de 102. Il s’agit alors d’un profit sans risque. En réalité, les marchés financiers sont si rapides et globalisés que les occasions d’arbitrage simples n’existent plus - pour peu qu’il s’agisse d’un marché porteur. Sur les autres marchés (où les prix sont moins transparents, ce qui fait qu’on peut jouer sur les écarts de prix entre deux catégories d’un même actif), l’arbitrage simple reste encore possible.

Arriérés

En termes financiers, ce sont les sommes dues (mais pas encore payées) à un investisseur en actions préférentielles cumulées.

Attribution d’actions gratuites

Actions distribuées gratuitement aux actionnaires en proportion des actions qu’ils détiennent déjà. C’est une opération purement comptable. Après une attribution d’actions gratuites, les dividendes seront partagés entre un plus grand nombre de titres, mais puisque chaque actionnaire en détiendra proportionnellement davantage, il n’y aura ni gain ni perte net.

B
 

Balance commerciale

Différence entre la valeur des importations et des exportations d’un pays (sur une période donnée). Lorsqu’un pays exporte davantage qu’il n’importe, on dit que sa balance commerciale est positive. Dans le cas contraire, sa balance est négative.

Balance courante

L’une des composantes de la balance de paiements d’un pays, la balance courante comprend les importations et exportations des biens et services. Elle permet à un pays d’évaluer ses propres forces et faiblesses au niveau de la concurrence, et de préconiser la tenue de la devise nationale sur les marchés des changes.

Balance des paiements

Mesure des transactions commerciales et financières d’un pays avec le reste du monde (sur une période donnée).

Bandes de Bollinger

Les bandes de Bollinger sont utilisées par des analystes techniques pour appréhender l’écart-type de la moyenne mobile d’un prix figurant sur un graphique. Elles déterminent les régions de support et/ou de résistance d’un prix se déplaçant soit en dessous, soit au-dessus d’une zone donnée. Ces bandes s’élargissent ou se rétrécissent en fonction de la volatilité sous-jacente de cette moyenne. Elles se rapprochent l’une de l’autre au fur et à mesure que la période de volatilité s’allonge. Plus les bandes se rapprochent, plus il est probable que le prix évoluera en dehors des bornes qui l’ont jusqu’à présent entouré. On considère que les prix sont vulnérables lorsqu’ils touchent à ces bandes; surachetés lorsqu’ils touchent à la bande supérieure; et survendus quand touchent à la bande inférieure.

Banque centrale

Une banque centrale offre ses services financiers et bancaires à un gouvernement et au système bancaire commercial du pays. Elle exécute la politique monétaire du gouvernement. Ses domaines d’intervention incluent:

la politique monétaire – masse monétaire, taux d’intérêt, politique des changes, la gestion des comptes du gouvernement, la collecte des dépôts et les crédits au secteur bancaire, l’émission des billets de banque, la gestion de la dette publique, la gestion de l’or et des réserves en devises étrangères et le rôle du prêteur de dernier ressort au secteur bancaire domestique

Banque commerciale

Banque qui a des actionnaires, qui accepte des dépôts, accorde des crédits industriels ou commerciaux, et offre d’autres services bancaires au public. Connue aussi sous le nom de banque universelle.

Banque d’investissement ou d’affaires

Les banques d’investissement offrent tout un éventail de services financiers et de placement. Elles offrent à leurs clients des conseils dans des domaines très divers: émissions de valeurs mobilières, acquisition ou revente d’une entreprise, structuration et syndication de nouvelles émissions, distribution de titres et gérance de fonds. Elles se trouvent au cœur des marchés financiers dans la mesure où elles soutiennent les marchés primaires (ainsi que les marchés secondaires, avec les équipes d’arbitrage et les teneurs de marché qu’ils emploient).

Banque dépositaire

Banque auprès de laquelle sont déposées les valeurs et les liquidités d’un fonds.

Banque privée

Etablissement bancaire au statut juridique de société simple, dont les activités sont garanties par la fortune de ses propriétaires.

Banque d’Angleterre (La)

La Banque d’Angleterre est la banque centrale du Royaume-Uni. C’est elle qui émet des espèces, ainsi que des emprunts d’Etat (appelés "gilts" dans ce pays). La Banque d’Angleterre est également responsable de la fixation des taux d’intérêt. En 1997, le gouvernement britannique a autorisé la Banque d’Angleterre à mener la politique monétaire du pays. Un comité spécial (le Comité de Politique Monétaire, le MPC) se réunit une fois par mois à cette fin.

Battre l’Indice

Arriver à de meilleures performances que l’indice de référence.

Bénéfice par action

Pour calculer le bénéfice par action (BPA), on divise les résultats avant impôt d’une société par le nombre d’actions en circulation pour arriver à un chiffre traduisant la richesse que cette firme a créée. Comme les profits sont déclarés trimestriellement, le BPA le plus récent sera soit celui du dernier trimestre, soit celui de l’année précédente. En réalité, il s’agit du bénéfice net dont jouit l’actionnaire. Il ne faut cependant pas utiliser le revenu net pour calculer le BPA. Les variations du régime fiscal, voire les différentes politiques fiscales de chaque société, affecteront toute comparaison intertemporelle, y compris entre les différents secteurs. Le résultat avant impôt est un meilleur instrument de calcul pour le BPA.

Benjamin Graham

Benjamin Graham est l’un des premiers investisseurs à avoir développé une approche systématique de sélection d’actions individuelles (stock-picking). Graham a privilégié l’idée que les investisseurs doivent évaluer la valeur financière d’une entreprise avant de se renseigner sur son prix de marché : autrement dit, ils doivent analyser une valeur "fondamentale" qui n’est peut-être pas reflétée dans les cours boursiers. Graham pensait que la prudence est indispensable en toute circonstance. Selon lui, toute acquisition doit être permanente. Il avait tiré les leçons du boom spéculatif des années 1920, et voulait introduire une approche rigoureuse et réfléchie dans un domaine qui avait été considéré jusqu’alors comme une espèce de casino. Selon lui, une politique d’acquisition sélective implique d’être à l’affût de sociétés qui auront de meilleures performances que ce qui est indiqué par le prix actuel du marché. À mesure que le temps passe, les fondements solides de ces firmes finiront par se remarquer, et leurs cours boursiers retrouveront leur juste valeur. Graham suivait une approche inductive – il se concentrait d’abord sur le tri quantitatif qui, selon lui, devrait servir de point de départ pour toute constitution de portefeuille (avec l’idée que ces chiffres doivent satisfaire à un certain nombre de critères).

Besoin en fonds de roulement

La circulation des fonds durant le processus de création de richesse générée par les activités d’une société peut être décalée dans le temps. Il s’ensuit qu’une firme aura besoin de fonds dits de roulement pour soutenir ses opérations courantes (pour financer la circulation permanente de ses actifs à court terme). C’est pourquoi, en plus des investissements de long terme, les sociétés demandent des formes flexibles de financement à court terme. C’est ainsi qu’elles couvrent la portion de leur cycle de conversion des actifs qui n’est financée ni par leurs dettes commerciales ni par les frais cumulés qu’elles n’ont pas encore payés. La source de ce type de financement à court terme se trouve dans les marchés monétaires.

Beta

Le risque d’une action peut se mesurer par la volatilité de cette action par rapport à celles de l’ensemble du marché. Ce rapport s’appelle le beta de l’action. On dit généralement que le marché dans son ensemble a un beta de 1,00 et que son rendement global correspond à sa prime de risque. Le niveau de risque d’un marché pris dans son ensemble se mesure par rapport au taux de rendement sans risque. Celui-ci est le rendement que le marché attribue à un instrument monétaire hautement solvable, considéré donc comme un investissement sans risque (mais générant tout de même un rendement, ceci afin de compenser la valeur temps). Une action dont le cours amplifie la volatilité générale du marché (c’est-à-dire plus volatile que la moyenne du marché) a un beta supérieur à l’unité. Une action qui résorbe ces fluctuations (c’est à dire moins volatile lors des phases haussières ou baissières) a un beta inférieur à l’unité. Un portefeuille collectif sera composé de tout un éventail d’actions assorties de betas différents et susceptibles de diverger de la politique officielle des gérants dudit fond.

Big Bang

Premier grand bouleversement, en Octobre 1986, du marché boursier londonien. Il marque la fin du régime dit du métier unique, où des "jobbers" (spéculateurs) achètent et vendent des actions pour leur propre compte, et où les agents de change ne sont que des intermédiaires. Depuis, les courtiers disposent du droit de garder ou d’échanger des actions – nombreux sont ceux qui ont agi de la sorte lors du krach de 1987. Par la suite, on a assisté, en 1996, à l’avènement du régime CREST, et à celui du Big Bang II, en 1997.

Bilan

Etat financier qui répertorie toutes les ressources (notamment les passifs et la situation nette) et tous les emplois (les actifs) d’une entreprise lors de la clôture de son exercice comptable.

Billet de Trésorerie

Un billet de trésorerie (CP) est une créance non-garantie et de courte durée qu’émet une société sous forme de billet à ordre. Il s’apparente à une obligation pour son émetteur. Le prix d’émission d’un CP est normalement escompté par rapport à sa valeur nominale. On peut toujours demander à ce que les intérêts soient payés en sus, mais le CP sera toujours coté sur une base escomptée. Il peut être émis sous forme immatriculée, ou bien au porteur. Il s’agit d’un marché de gros où les montants sont importants et attractifs et s’adresse donc à différentes catégories d’investisseurs (banques, fonds spécialisés dans les placements monétaires, compagnies d’assurance, voire toute grande entreprise disposant d’un surcroît de liquidités….).

Black Scholes

Modèle d’ évaluation d’options de Black Scholes: Construit en 1973 par Fischer Black et Myron Scholes pour contrôler le bien-fondé des évaluations faites des prix d’options, le modèle de Black Scholes utilise la volatilité de l’instrument sous-jacent, les taux d’intérêt, le temps qui reste jusqu’à échéance, le prix d’exercice de l’option, et le prix de l’instrument sous-jacent pour déterminer son prix théorique (sa prime).

Blue Chips

Actions de grandes sociétés dont les capitalisations sont classées parmi les premières sur le plan inernational.

Bon de souscription d’actions

Un bon de souscription d’actions s’apparente à une option d’achat dans la mesure où il donne au détenteur le droit, mais pas l’obligation, de souscrire à des actions dans la société. Cependant, les bons de souscription sont émis par la société elle-même, et les actionnaires de la société en sont donc responsables. Ils tendent à avoir une échéance plus longue que les options (avec une durée pouvant varier de 3 à 10 ans).

Bon de souscription d’obligations

Un bon de souscription d’obligations est moins ésotérique qu’un bon de souscription d’actions, en ce sens qu’il n’est rien d’autre qu’une simple spéculation sur un taux d’intérêt. De manière générale, ce bon autorise son détenteur à acheter une nouvelle obligation émise par le même emprunteur, à un prix pré-déterminé, et avec un coupon qui sera égal ou inférieur à celui qui figure sur l’émission obligataire initiale. Si le niveau général des taux d’intérêt baisse, le bon de souscription prendra de la valeur. De ce fait, lorsqu’on émet une obligation assortie d’un bon de souscription, les investisseurs sont prêts à payer une prime pour l’acheter - soit sous forme d’un prix d’achat élevé, soit en acceptant un coupon inférieur. Pour cette raison, un bon de souscription d’obligations permet aux émetteurs de réduire leur coûts de financement. Cependant, l’émetteur comme l’investisseur courent certains risques avec ces bons. L’émetteur risque l’accroissement de son endettement total. Si un bon est exercé, ce sera parce que le niveau général des taux aura chuté; par conséquent, le coupon sur la nouvelle émission sera supérieur aux taux fixes que l’on trouve sur le marché à ce moment-là. Un bon de souscription d’obligations– s’il n’est pas détaché – peut également créer une situation où l’investisseur détient plus de créances sur un seul débiteur qu’il ne le souhaite, ce qui réduit en termes relatifs, la diversification de son portefeuille, et accroît par là même le risque de signature qu’il encourt.

Bons du Trésor

Instruments de dette à court terme émis par le gouvernement américain. Aux Etats-Unis, le marché de la dette à court terme du gouvernement central est constitué principalement de bons du Trésor à échéance d’un an ou moins. Les échéances standard sont de 3 mois, 6 mois et, dans certains cas, 1 an. La dette gouvernementale à court terme a en générale une liquidité élevée, à cause de:

la fiabilité de la signature/ l’absence de risque de non-paiement par l’émetteur, dans ce cas, par le gouvernement, l’homogénéité des instruments. Le volume élevé (et régulier) de la dette, et la faible dénomination des coupures. Les bons du Trésor sont émis à un niveau escompté par rapport à leur valeur au pair. Ils seront remboursés à l’échéance à leur valeur nominale. Ils sont vendus aux investisseurs et aux courtiers sur le marché primaire lors d’enchères régulières et recurrentes.

Bons à taux variable

Un bon à taux variables (FRN) est une obligation dont le taux d’intérêt (le taux du coupon payé) varie en fonction d’un indice monétaire. Le taux du coupon est calqué sur un barème de référence variable (souvent le Libor). Les paiements dûs sont calculés tous les trois mois sur la base du Libor à trois mois, voire semi-annuellement sur la base du Libor à six mois.

Bottom-up

Style de gestion de portefeuille qui met l’accent sur la sélection des titres plutôt que sur l’analyse macro-économique.

Bourse

Marché public organisé où se négocient des valeurs mobilières (actions).

Bourse de Francfort

L’Allemagne dispose de huit bourses régionales, et Francfort est la plus importante. C’est aussi la bourse continentale la plus apte à concurrencer la Bourse de Londres. Gérée par une filiale commune de plusieurs grands groupes bancaires, la Bourse de Francfort a l’avantage de disposer d’un système de règlements rapide et efficace. Elle entretient en outre des liens très étroits avec le marché à terme allemand, lui aussi géré par la même entreprise. Les transactions sur les 30 "valeurs sûres" de la Bourse sont informatisées. Les autres titres se traitent à la criée à la corbeille.

Bourse de New York

Aussi connu sous l’acronyme de NYSE, la Bourse de New York est la plus grande bourse au monde en termes de capitalisation boursière. On y cote environ 2000 sociétés et 5000 titres.

Broker
Courtier dans l’achat et la vente de titres.

Business Plan

Plan d’activités et d’objectifs financiers destiné à évaluer les besoins et les résultats financiers d’une société.

C
 

Capital social

Nombre d’actions qu’une société est autorisée à émettre. Au Royaume-Uni, le montant du capital social sera précisé dans les statuts d’incorporation de la société, et il faudra une assemblée extraordinaire d’actionnaires pour modifier ce montant. Il n’est pas nécessaire d’émettre l’intégralité du capital social.

Capital-obligation

Titres de propriété (parfois nantis sur une partie des actifs) qui contrairement aux actions paient un taux fixe, quelle que soit la rentabilité de la société. Si celle-ci est liquidée (auquel cas les intérêts ne seront pas payés) les détenteurs des capital-obligations seront remboursés en même temps que les détenteurs des actions préférentielles ou ordinaires, mais seulement une fois que les détenteurs des autres types d’obligations ont été remboursés, si possible intégralement.

Capital Risque

Capital investi avec un risque de perte, dans des sociétés généralement récentes, mais qui présentent aussi des chances de fort déplacement.

Capitalisation boursière

La capitalisation boursière d’une société reflète sa valeur actuelle sur le marché. On la calcule en multipliant le prix d’une action par le nombre d’actions ordinaires en circulation. Par exemple, si les actions d’une firme se traitant à £8 et 10 millions d’actions ordinaires sont en circulation, la capitalisation boursière sera de £80 millions.

Cash

montant disponible en argent liquide (ex. Dans un fonds, le montant en cash n’est pas investi en titres et permet, le cas échéant, de racheter les parts dont des investisseurs veulent se défaire).

Cash flow disponible

Liquidités résiduelles produites par une entreprise une fois assuré le financement de ses opérations courantes.

Certificat de dividende provisoire

Une Distribution des profits d’une société. Celle-ci distribue des dividendes sous forme d’actions ou sous forme d’une combinaison d’actions et d’espèces.

Certificat de participation dans une société d’investissement

Un certificat de participation dans une société d’investissement représente un droit de propriété sur l’actif sous-jacent aux avoirs d’un fidéicommis détenant soit des dettes sous forme de titres, soit d’autres actifs. Le certificat représente la propriété au pro-rata des actifs sous-jacents. Les détenteurs des certificats ont le droit de recevoir des dividendes au pro-rata de ce qu’ils possèdent, mais leur droit de vote peut se limiter à l’élection de fidéicommissaires.

Certificat obligataire

C’est un actif à taux fixe (comme une obligation) nanti sur les actifs d’une société. En cas de liquidation de ladite société, on remboursera les propriétaires de ces certificats obligataires avant les autres créanciers, avant même les détenteurs d’actions préférentielles ou ordinaires mais après-et cela n’a rien d’étonnant-le fisc, le syndic de faillite et les banques.

Certificats de dépôt

Dépôts bancaires à terme matérialisés sous forme de titre négociable. Le marché des CD est un marché échelonné. La qualité des "signatures" est variable, c’est pourquoi on y trouve divers niveaux de liquidité et rendement. La réputation de solvabilité des banques émettrices est jugée par des agences d’évaluation indépendants (Moodys, Standards & Poors).

Chambre de compensation

Une chambre de compensation est, normalement, un système informatisé qui règle les dettes entre les membres d’un réseau, comme par exemple une bourse. Aussi les chambres de compensation jouent-elles un rôle de "courtier honnête"entre deux partenaires commerciaux.

Changes

Le marché international des changes (FX) est le plus grand marché financier au monde, et représente un volume quotidien moyen de plus de mille milliards de dollars. Un maximum de 15% de ces flux est consacré au commerce transfrontalier des biens et services. Le reste relève d’opérations bancaires d’ingénierie financière ou de spéculation. Chaque état souverain demande à sa banque centrale d’émettre et de gérer la monnaie nationale. La seule exception est la zone euro. Cette nouvelle région monétaire est composée de onze états membres. Une Banque Centrale Européenne indépendante émet et gère la monnaie transnationale de cette association –l’euro. Il ne faut pas confondre l’euro et les eurodevises, qui sont des devises placées en dépôt en dehors de leur système bancaire national.

Chartered Financial Analyst (CFA)

Analyste diplômé de la Chambre des analystes financiers à Charlottesville (USA).

Chef-de-file (d’une émission de titres)

Émet des actions pour le compte d’une société à la recherche de capitaux externes. Soit la société émet des actions qu’elle vend directement au public (et le chef-de-file garantit la souscription); soit c’est le chef-de-file qui achète les actions, et les revend par la suite au public.

Coefficient de détermination

Dans les analyses de corrélation, rapport entre la variation d’un élément et celle d’un autre.

Comité de politique monétaire

Le comité de politique monétaire est un groupe de sept sages qui, sous la direction du Gouverneur de la Banque d’Angleterre, décide de la politique des taux d’intérêt au Royaume-Uni. Gordon Brown a donné à la Banque d’Angleterre son indépendance en 1997. Il s’agissait de l’une de ses premières initiatives en tant que Ministre des Finances.

Commission

Pourcentage de retenues sur une opération par celui qui l’effectue, en échange de son travail. Suivant l’opération, c’est une commission de gestion, de transaction, de courtage, etc ...

Commission Fédérale des Banques (CFB)

Organe de surveillance des banques et des fonds de placement.

Compartiment

Sous-fonds ou partie d’un fonds à compartiments multiples de droit luxembourgeois(= umbrella fund).

Compte de résultat

Partie intégrante des comptes de l’entreprise, le compte de résultat témoigne de ses ventes, dépenses, et pertes et profits au cours d’une période donnée.

Conditions d’inscription

Les critères qu’un émetteur de valeurs mobilières doit satisfaire avant qu’un marché organisé ne consente à inscrire ses titres à la cote (à les coter).

Consolidation

On parle de consolidation lorsqu’une société augmente proportionnellement la valeur nominale de chacune de ses actions tout en réduisant le nombre total d’actions dans une émission donnée.

Constuire ses positions

Acheter les actions qui constitueront le portefeuille en suivant la politique établie au départ. Cette construction peut s’avérer délicate dans des marchés peu liquides.

Contrats à terme

Un contrat à terme est un contrat permettant l’achat ou la vente d’un actif sous-jacent, à une date future, et à un prix spécifique. Ces instruments s’échangent seulement sur des marchés organisés. Les échéances, dates de livraison, quantités et conditions contractuelles pour chacun de ces contrats sont standardisées. Les opérateurs utilisent ces contrats pour spéculer sur la direction des instruments sous-jacents (dont les indices boursiers). Les banques et les institutions financières s’en servent pour protéger leur portefeuille au cas où le prix de l’un des instruments sous-jacents évoluerait dans un sens contraire à leur intérêt. Si l’actif sous-jacent prend de la valeur, le contrat à terme perd de l’argent; inversement, s’il perd de la valeur, le contrat à terme en prend.

Convertible

Une convertible est une variante d’émission obligataire. L’investisseur reçoit le droit de convertir l’obligation, à un prix fixé à l’avance, dans un nombre spécifié d’actions émises par la même entreprise.

Corrélation (coefficient de)

Rapport entre deux marchés ou entre un fonds et son indice. Il varie entre +1 (évolutions conjointes) et -1 (évolutions inverses).

Cotation

Le prix auquel un teneur du marché est prêt à échanger les titres qu’il détient dans son portefeuille. Une cotation est généralement exprimée en cours acheteur-vendeur, le cours acheteur étant le prix auquel le teneur de marché achètera. La différence entre le cours acheteur et le cours vendeur est connue sous le nom d’écart acheteur-vendeur, et constitue la marge bénéficiaire du teneur de marché. Le prix qui est souvent coté dans les journaux – contrairement à ce qui se passe sur le marché lui-même – est en fait un prix au milieu, un prix à mi-chemin entre le cours acheteur et le cours vendeur coté par le teneur du marché.

Cote

Etablissement du cours des titres à la fin de chaque séance de la bourse.

Cours

Lignes de tendance qui déterminent l’orientation générale du marché. Pour ce faire, elles relient les hauts et les bas qui ressortent des graphiques de prix. Parallèlement à ces lignes de tendance, on peut dégager d’autres lignes en forme de couloir. Les prix fluctuent à l’intérieur de ces couloirs, à savoir tout au long de la ligne de tendance. L’identification d’une ligne de tendance permettra normalement celle d’un couloir.

Cours d’émission

Prix auquel une part de fonds (ou une action) est mise sur le marché la première fois.

Coupon

Un coupon est un paiement régulier reçu par le détenteur d’une obligation au cours de la durée de vie de ce placement. Si le coupon est fixe, le montant (exprimé en pourcentage de la valeur nominale sur laquelle le coupon est calculé) restera inchangé pendant toute la durée de vie du titre. Par exemple, une obligation ayant une valeur nominale de 1 000 dollars et un coupon fixe de 10% versé une fois par an rapportera 100 dollars par an jusqu’à son remboursement.

Courtier

Agent indépendant qui relie les mandants d’une transaction. Il reçoit une commission pour ses bons offices et cherche le meilleur prix de transaction pour son client. Il utilise souvent ses propres capacités de recherche pour donner des idées aux investisseurs, et encourage ceux-ci à faire des transactions.

Il existe trois grandes catégories de courtier: ceux qui ne font qu’exécuter des transactions; ceux qui prodiguent des conseils; et ceux qui disposent d’une procuration leur permettant d’entreprendre des transactions au nom du client. Si vous ne voulez qu’acheter et vendre des actions, et si vous vous sentez suffisamment confiant pour choisir ces actions vous-même (sans recevoir de conseils au préalable), un courtier exécutant suffira à vos besoins. Il s’agit de l’offre de courtage la plus répandue et comme son nom l’indique, il vous suffira de dire au courtier ce qu’il doit acheter ou vendre pour votre compte. Un service de conseil coûte davantage qu’un simple service d’exécution, car vous bénéficierez d’un certain guidage, et d’un certain nombre de recommandations. À l’opposé du service d’exécution on trouve le service dit discrétionnaire (ou service mandaté). De ce cas là, votre courtier a pleins pouvoirs sur le capital que vous voulez investir – c’est lui qui prendra toutes les décisions d’investissement.

Courtier à la corbeille

Employé par une société membre de la bourse, c’est la personne qui exécute les ordres des clients. Dès que l’ordre parvient à la corbeille, le courtier négocie la transaction avec les courtiers (ou opérateurs) qui travaillent pour les autres sociétés de bourse, et recherche le meilleur prix pour son client. La transaction se déroule dans la section du parquet réservée au titre en question.

Coûts frictionnels

Coûts de transaction (commissions, frais, courtage, fourchette de prix acheteur - prix vendeur).

Couvrir (un risque)

Utiliser des produits dérivés pour tenter de réguler les variations de cours ou de valeurs (en anglais : "Hedge").

CREST

Système électronique britannique qui permet de saisir sur ordinateur les actions inscrites à la cote des bourses de ce pays. Cela signifie qu’aucun certificat n’est émis à l’actionnaire - les achats et les ventes sont enregistrés tout de suite par l’ordinateur sans attendre la production d’un document. Ce système permet en outre la mise à jour constante du registre des actions.

Croisement doré

En analyse technique, on assiste à un croisement doré lorsqu’une moyenne mobile de courte durée passe au-dessus d’une moyenne mobile plus longue, alors qu’elles sont toutes deux en phase ascendante. Si les deux moyennes se sont déplacées en parallèle pendant un certain temps avant d’arriver au point de croisement, ce signe est précurseur d’un événement bien plus significatif.

Cycle d’affaires

Le terme "cycle d’affaires" fait référence aux rythmes historiques de comportement économique. On dit alors que la croissance est cyclique.

Cycle (positif/négatif)
Période durant laquelle le cours d’un ou de plusieurs titres (ou d’un groupe de titres) évolue vers le haut puis vers le bas (ou inversement).
D
 

Décote

Baisse du cours d’un titre.

Déflation Baisse du niveau des prix

Delta

Le delta d’une option mesure la variation de son prix, pour une variation donnée dans le prix de l’actif sous-jacent. Cela permet d’établir la sensibilité de l’option. Pour les calls, le delta sera entre 0 et + 1; pour les puts, il sera entre 0 et – 1. Ainsi le prix d’un call ayant un delta de 0,5 montera de 1 tic pour chaque hausse de 2 tics dans le prix de l’actif sous-jacent.

Des actions qui ne sont pas assorties d’un droit de vote

Certaines sociétés ont deux catégories d’actions, communément appelées catégories A et B. Les droits de vote sont parfois limités à une seule catégorie, si l’objectif est de faire en sorte que les propriétaires initiaux d’une société maintiennent le contrôle.

Dérivé (produit dérivé)

Instrument financier qui permet de miser sur la valeur future d’un bien ou d’un papier-valeur.

Dette d’une entreprise

Instruments de dette à court et long terme émis par une société. La dette à court terme sera émise sous forme de billet de trésorerie. La dette à long terme sera émise sous forme d’obligations/notes. Les émetteurs font vendre ("distribuent") leurs titres sur le marché intérieur– ou essaient d’élargir leur cercle d’investisseurs en émettant sur un marché étranger, voire sur le marché international (l’euromarché), les titres pouvant alors être libellés dans d’autres devises.

Différentiel (écart) de rendement

Le rendement, quelle que soit la façon dont il est mesuré, représente le gain réalisé sur un investissement. Un différentiel de rendement est une différence de rendements entre deux titres distincts. L’un des facteurs clés pour déterminer le rendement d’un titre est la qualité de la signature de son émetteur - le risque de non-paiement qui y est associé. On considère que le risque de paiement le plus bas est sur les titres de dette publique. De ce fait, les rendements sur les autres catégories de titres sont souvent exprimés en termes relatifs aux rendements offerts sur les emprunts d’État.

Direction du fonds

Société qui émet un fonds et qui est chargée, vis-a-vis des investisseurs et des organes de surveillance, de répondre légalement de la gestion de ce fonds.

Distribution d’actions gratuites

Lorsqu’une entreprise divise ses actions, on dit qu’elle fait une distribution d’actions gratuites. Si une société a par exemple 4 millions d’actions en circulation et scinde celles-ci par un ratio de un à trois, elle aura par la suite 12 millions d’actions en circulation. Une distribution d’actions gratuites a deux conséquences principales :

  • la société devra changer la valeur nominale sur ses actions.

la valeur marchande de chaque action changera proportionnellement au ratio de distribution.

Diversification

Il s’agit de réduire ses risques en répartissant ses investissements entre divers placements, secteurs, marchés et instruments.

Dividende

En principe, un actionnaire n’a droit à aucun paiement régulier. Cependant la plupart des actions énoncent comme condition le paiement d’un dividende en espèces. Cette distribution reste toutefois à la discrétion des directeurs de la société en question. Un dividende est le pourcentage des bénéfices d’une entreprise que son conseil d’administration décide de distribuer aux actionnaires ordinaires. Il sera normalement exprimé en pourcentage de la valeur nominale des actions ordinaires, voire comme une somme fixe pour chaque action. Par exemple, une société a émis un capital de 10 millions de dollars, sous forme de 500 000 actions d’une valeur nominale de 20 dollars chacune. Si ses directeurs décident de faire une distribution totale d’un million de dollars, ils annonceront un dividende de 10%, soit 2 dollars par action.

Dividende attaché

Action assortie d’un droit au prochain dividende que la société va distribuer. Au moment de la déclaration du dividende, une date sera fixée pour la clôture du registre et tous ceux qui sont enregistrés à ce moment-là toucheront ce dividende. Une action est normalement cotée "avec dividende attaché" soit à partir du jour où le dividende est annoncé, soit trois semaines avant la clôture du registre (ce qui revient souvent à la même chose). La date de clôture du registre s’appelle le jour de détachement - et l’action sera cotée avec dividende détaché par la suite. Tous ceux qui achètent une action avec dividende attaché toucheront ce dividende et tous ceux qui achètent une action avec dividende détaché n’en toucheront pas.

Dividendes d’action

Les dividendes d’actions sont des dividendes payés sous forme d’actions de la société émettrice - et non en liquidités. L’effet est le même qu’une distribution d’actions. Par exemple, une action qui s’échange à $200 en vaudra $100 après une distribution gratuite de deux nouvelles actions pour une ancienne ; cette même action vaudra $100 après un dividende d’action à 100%. Dans un dividende d’action à 100% ou dans le cas d’une distribution gratuite d’un ratio de deux pour un, deux fois plus d’actions seront en circulation après l’opération.

Droit de timbre

Une taxe dont le montant se calcule en pourcentage de la valeur des transactions en actions réalisées au Royaume-Uni.

Droits de préemption

Le droit des actionnaires de maintenir leur contrôle sur une société est proportionnel aux actions détenues. En conséquence, si une entreprise émet de nouvelles actions assorties d’un taux préférentiel, les actionnaires existants doivent voir leurs droits reconnus au pro rata des nouvelles actions.

Droits de vote

Une société appartient (en partie) à ses actionnaires ordinaires, qui bénéficient d’une voix dans sa gestion par le biais du droit de vote dont ils disposent. La nature spécifique de ce droit varie d’une action à l’autre en fonction de la juridiction réglémentaire qui les gouverne. Elle est liée aux détails du contrat d’actionnariat. En général, le droit de vote des actionnaires ordinaires inclut le droit de participer à l’élection du conseil d’administration et de voter sur les décisions importantes qui vont affecter la vie de la société. La plupart des actionnaires ne votent pas eux-même. Ils signent et renvoient une procuration qui leur est envoyée par la société, et qui donne droit à une personne nommée (normalement un membre de la direction de l’entreprise) de les représenter (ou plutôt les actions qu’ils détiennent) à l’assemblée générale des actionnaires. Certaines actions sont assorties d’un droit préemptif qui donne aux actionnaires existants un droit de premier refus sur toute nouvelle émission d’actions. Ceci leur permet de contrôler une même proportion d’actions qu’auparavant. Si ce droit préemptif est exercé, il empêche que le contrôle de la propriété soit dilué lors de cette nouvelle émission d’actions.

Démembrement d’actifs

Rachat d’une société pour revendre aussitôt quelques uns de ses éléments constitutifs afin d’en tirer un bénéfice. Il arrive souvent qu’une partie de la société soit conservée, dans l’espoir qu’une nouvelle équipe dirigeante parvienne à rentabiliser l’affaire.

Dépréciation

Les actifs fixes s’amortissent selon l’une des deux méthodes comptables qui s’appliquent en la matière,"linéaire" ou "accélérée". La méthode linéaire divise tout simplement le coût de l’actif par sa durée de vie anticipée (exprimée en nombre d’années). Par exemple, une centrale énergétique ayant coûté 50 000 livres sterling et dotée d’une durée de vie de 10 ans s’amortira à un rythme de 5 000 livres sterling par an. La formule est donc la suivante : Coût d’acquisition – Valeur résiduelle/Durée de vie = Dépréciation annuelle. La méthode accélérée permet à la société d’amortir son actif plus rapidement, et d’utiliser une plus grande partie de ses possibilités d’amortissement au début de la vie de l’actif (et donc une partie moins importante plus tard). Les méthodes accélérées tendent à réduire les bénéfices qu’une société déclare, et donc les impôts qu’elle paiera, au début de la vie de l’actif.

Dépôt de garantie

Sur les marchés à terme, tout opérateur doit fournir, comme nantissement, un petit dépôt dit de garantie. Si le marché évolue au détriment de l’opérateur, le courtier fera un "appel de marge", sollicitant des sommes supplémentaires pour maintenir son ratio de couverture de risques.

Dépôts

Les dépôts (et le revers de la médaille, les prêts) sont des instruments monétaires non négociables où une somme d’argent (les recettes) est empruntée pour une période pré-déterminée (l’échéance). L’emprunteur paie au prêteur des revenus spécifiés (les intérêts) et rembourse à terme la somme prêtée (le capital). Un dépôt est un passif pour l’emprunteur et un actif pour le prêteur. Les dépôts et les prêts sont les principaux instruments du marché monétaire (dépôts et prêts interbancaires). Il s’agit d’un marché où les banques commerciales ajustent leurs réserves opérationnelles quotidiennement (gestion de la liquidité), les unes offrant un rendement approprié aux autres afin d’emprunter les fonds excédentaires de celles-ci. Pour financer ces activités de prêt et de placement, une banque commerciale a diverses sources de financement. La première vient des dépôts à vue ou à terme. Les dépôts à vue sont ainsi nommés parce que le déposant peut retirer ses fonds sans donner de préavis.

Duration (ou durée)

Laps de temps qui s’écoule avant le remboursement d’une obligation ou d’un crédit.

Duration modifiée

Mesure la sensibilité de l’obligation aux variations des taux d’intérêts.

E
 

Ecart-Type

Mesure de la volatilité.

Echéance

Moment du remboursement d’une obligation ou d’un crédit.

Effet de calendrier

Étrange mais vrai. Un portefeuille d’actions aura un meilleur rendement si celles-ci sont achetées (ou vendues) à un moment précis de l’année. De nombreux universitaires ont fait des recherches sur les périodes propices à l’achat ou à la vente d’actions et ont découvert un rapport statistiquement significatif qui pourrait être utile à l’investisseur privé. En général, et au Royaume-Uni:

  • les prix sont relativement plus élevés aux mois de décembre, janvier, février, avril et juillet
  • les plus grandes baisses de prix ont normalement lieu en septembre et en octobre
  • les prix montent tout à la fin ou tout au début du mois (les 3 premiers jours et le dernier jour) par rapport au reste du mois
  • les prix montent le vendredi et baissent le lundi à l’ouverture de séance

Chaque jour, le marché a tendance à s’ouvrir à la baisse (surtout le lundi); à remonter et à se maintenir jusqu’à une nouvelle baisse en milieu d’après-midi; et à clôturer à la hausse. (Les marchés boursiers clôturent souvent au niveau le plus haut du jour).

Effet de change

Répercussion de l’évolution du marché monétaire sur les performances d’un fonds.

Effet de lissage

Nivellement résultant de deux stratégies contradictoires.

Efficacité de la structure du capital

Le ratio optimal entre le niveau d’endettement et les fonds propres d’une société dépend en partie de sa nature. En général, une entreprise avec un profil moins risqué peut se permettre d’avoir un levier plus important qu’une entreprise à haut risque. Les sociétés n’émettent que rarement des actions sur le marché primaire - elles ont recours beaucoup plus fréquemment aux marchés de la dette. Si elles veulent se financer en s’endettant, il leur faudra protéger leur réputation de solvabilité, car cette image est en partie un reflet du ratio endettement-fonds propres. Pour qu’une société puisse se prémunir contre le risque de non-paiement de l’une de ses obligations contractuelles, il faudra que ses fonds propres dépassent un seuil minimum. De plus, ce matelas de sécurité l’aidera à préserver sa réputation de solvabilité, et rassurera les créanciers potentiels. Les fonds propres d’une société représentent une protection aux yeux des investisseurs susceptibles de lui prêter leurs liquidités excédentaires. Il s’agit là du lien le plus explicite entre le marché de la dette et le marché des actions.

Efficacité du marché

Les marchés financiers modernes sont efficaces dans la mesure où le prix d’une action qui s’y traite change constamment en liaison avec les analyses du marché qui intègrent toute nouvelle information sur les perspectives d’avenir de l’entreprise considérée. Le marché est propulsé par des analystes et des opérateurs très qualifiés, qui se servent d’un système informatique sophistiqué. Une efficacité liée à la rapidité des télécommunications modernes, et à la puissance des systèmes informatisés sachant traiter et présenter toute une série de données complexes sous une forme facilement lisible. Il est aussi très important pour un gérant de fond qui s’intéresse à une action de savoir qu’il a affaire à un marché efficace. Ainsi, il doit être certain que la cotation qu’on lui fera reflètera bien l’état actuel des connaissances sur la rentabilité future de l’entreprise concernée.

Efficient

Se dit d’un marché financier liquide et transparent.

Emission de nouvelles actions à taux préférentiel

Une émission de nouvelles actions à taux préférentiel a lieu lorsqu’une société demande à ses propres actionnaires de souscrire à de nouvelles actions, souvent à un taux inférieur au prix du marché, ceci afin de financer son expansion ou rembourser ses dettes.

Emission d’actions

La première fois qu’une société ouvre son capital en émettant des actions - soit sur une bourse officielle, soit sur un marché sans inscription de titres, s’appelle émission d’actions. Il y a diverses méthodes d’émission d’actions: introduction, offre intermédiaire, placement privé, offre de vente... Si une société non-cotée se convertit en société cotée en bourse en inscrivant ses actions en bourse, on dit (en anglais) qu’elle devient "public".

Emissions récentes (faisant office de barème de référence)

Les dernières obligations à être émises par le gouvernement américain. Il s’agit d’un marché très actif, caractérisé par des prix bien plus serrés que ceux qui caractérisent les émissions un peu plus anciennes.

Emprunt d’État qui sert de barème de référence aux autres marchés de dette

Dans la plupart des devises fortes, le marché le plus liquide et le plus animé est celui de la dette publique. D’ailleurs, ce sont des emprunts qu’on considère normalement comme étant sans risque. On s’en sert donc souvent comme barème de référence, et on décrit les autres types d’obligations (celles qui sont émises par des sociétés privées) en comparant leur rendement à celui d’un emprunt d’État de durée semblable. Aux Etats-Unis , par exemple, on caractérise une obligation en comparant son rendement avec celui du "Treasury Bond" (emprunt d’état américain) équivalent –la différence étant exprimée en points de base ou en pourcentage.

Emprunts d’État

Comme son nom l'indique, ce sont des valeurs mobilières émises par un gouvernement. En fait, il s’agit de titres de dette publique à court et à long terme. Souvent, le secteur public d’un pays ne parvient pas à couvrir l’intégralité de ses besoins en liquidités. Les émissions obligataires constituent un financement à long terme pour lui, mais ces recettes doivent souvent être suppléées par une émission de dette à court terme. Ces dernières opérations doivent être régulièrement renouvelées, soit pour financer une partie de la dette publique, soit pour compenser des recettes fiscales provisoirement insuffisantes.

En dehors de la monnaie

Un terme pour décrire une option qui ne vaudrait rien si on l’exerçait dans l’immédiat. Avec un Call (une option d’achat), cela signifie que le prix d’exercice (le prix futur auquel vous pourriez acheter l’actif sous-jacent) se trouve au-dessus de son prix de marché actuel. Avec un Put (une option de vente), cela signifie que le prix d’exercice (le prix futur auquel vous pourriez vendre l’actif sous-jacent) se trouve en-dessous de son prix de marché actuel.

Equipondérer

Accorder le même poids à différentes classes d’actifs dans un portefeuille.

Euro

L’euro remplacera le mark allemand comme la deuxième devise mondiale en termes de volume d’échanges. Avant la création de l’euro, le mark représentait 25% des transactions sur le marché des changes, la paire dollar/mark étant la plus liquide et la plus traitée. L’euro sera encore plus important. D’abord, il inclut le franc français (4% des échanges mondiaux) ainsi que 9 autres monnaies européennes. De plus, on attend de l’euro qu’il renforce les marchés de la dette et les bourses en Europe. Ces marchés seront libellés en euros et rivaliseront avec les marchés financiers américains en profondeur et en liquidité. L’euro est également un barème de référence et une devise de transaction en Europe centrale. De nombreuses banques centrales sont en train de transférer en euros leurs réserves en devises étrangères, même si le dollar reste la première devise de facturation dans le monde.

Euro-marché

L’euro-marché est le marché international des capitaux. Le développement historique du marché des capitaux s’appuie sur celui des divers marchés domestiques, avec chacun ses propres pratiques et règlements. Ces marchés domestiques partageaient (et partagent toujours) un certain nombre de structures et pratiques. Les différents marchés internationaux des capitaux, qui se développent depuis 30 ans, ont évolué indépendamment les uns des autres. Leur dynamisme tient à la grande attraction exercée par un régime réglementaire et fiscal qui serait moins pesant que sur la plupart des marchés domestiques. Cette liberté relative a contribué à l’émergence rapide d’euro-marchés qui rivalisent désormais avec les plus grands marchés domestiques, aux Etats-Unis et au Japon, comme source de capitaux d’investissement. Ce sont également des terrains d’expérimentation pour les promoteurs de nouveaux produits associés aux marchés des capitaux. Les euro-marchés recouvrent tous les grands services mercantiles:

  • Euro-obligations
  • Euro-marchés monétaires
  • Euro-dépôts interbancaires
  • Eurodevises

L’équivalent sur le marché des actions s’appelle la Bourse Internationale.

Euro-obligations

Les euro-obligations sont distinctes des obligations domestiques ou étrangères. Elles ne relèvent de la juridiction d’aucun pays. Parmi leurs principaux attributs, notons :

  • elles peuvent être libellées dans n’importe quelle devise forte
  • elles peuvent être émises en dehors du pays de la devise dans laquelle elles sont libellées
  • tout investisseur peut les acheter, quelle que soit sa nationalité
  • on peut les émettre à tout moment afin de profiter d’un marché favorable
  • on peut les structurer pour satisfaire aux besoins spécifiques des investisseurs ou émetteurs
  • ce sont des titres non-immatriculés (au porteur) qui protègent l’anonymat de l’investisseur.

Eurodevises

Ce n’est pas seulement sur les marchés domestiques que l’on a recours à des activités d’emprunt ou de prêt. Les euro-dépôts à terme sont des liquidités qui circulent dans un système bancaire autre que celui de leur pays d’origine. Au début, il y avait une forte demande pour des dollars placés en dépôts à terme en dehors des Etats-Unis (surtout en Europe, d’où le nom d’"euro-dollars"). Par la suite, ces dollars ont été placés dans les systèmes bancaires de l’Asie du Sud-Est et du Moyen Orient - mais on a continué à les appeler euro-dollars. Par la suite, le marché s’est élargi pour inclure toute une gamme de devises placées en dépôts à terme en dehors de leur pays d’origine – euro-Deutschmarks, euro-Yen, etc.

F
 

Fausse reprise

Remontée de courte durée dans un marché boursier en pleine dégringolade. L’image en anglais est celle d’un chat tombant d’un gratte-ciel et qui s’écrase au sol. Il rebondirait un peu – mais mourrait de toute façon.

FCP

Fonds Commun de Placement, assimilable à un fonds de placement.

Flotation de capital

Le processus par lequel une société ouvre son capital au public pour la première fois.

Fondamental (analyse fondamentale)

Analyse financière classique, à savoir, basée sur l’étude des comptes et des rapports annuels et sur des visites d’entreprises.

Fond monétaire

Un fond monétaire est une SICAV ou un fond commun de placement qui place son capital dans des actifs monétaires à court terme, à savoir dans des certificats de dépôt ou des billets de trésorerie.

Fonds commun de placement

Un fonds commun de placement est une société d’investissement qui a été établie afin de gérer un portefeuille d’actions dans lequel de petits investisseurs peuvent acheter des parts. Ce n’est pas une société de placement d’investissements car les investisseurs qui achètent des parts n’en sont pas actionnaires.

Fonds étrangers

Fonds dont le domicile est à l’étranger et qui répond aux prescriptions légales correspondantes (notamment en matière fiscale). Les fonds commercialisés en Suisse doivent toutefois tous être agréés par la CFB et sont soumis à la LFP.

Fonds obligataire

Un fonds obligataire se spécialise dans un achat groupé d’obligations pour le compte d’un portefeuille diversifié géré par des professionnels. La plupart des portefeuilles obligataires versent des revenus que l’on peut soit réinvestir, soit distribuer mensuellement. L’échéance d’un fonds obligataire peut varier entre 12 mois et 30 ans. L’inconvénient d’un fonds obligataire, c’est qu’il ne s’agit pas d’une obligation individuelle. Le rendement n’est pas fixe, et il n’y aucune obligation contractuelle de rembourser un principal quelconque à une date future – les deux attributs clés d’une obligation individuelle. Il y a de nombreuses variantes de fonds obligataires, qui peuvent se spécialiser dans des emprunts gouvernementaux, municipaux, ou bien dans des émissions de sociétés privées.

Fonds ouvert

Fonds qui peut émettre des nouvelles parts.

Fonds fermé

Fonds qui n’émet pas de nouvelles parts au-delà de la période de souscription.

Fonds Propres

Une société qui cherche des fonds externes pour ses projets d’investissement a deux possibilités: elle peut soit emprunter ces fonds, soit émettre des actions. En terminologie financière, on appelle les actions "fonds propres", et l’endettement "capitaux empruntés".

Il y a une différence fondamentale entre fonds propres et capitaux externes:

  1. Le premier représente un titre de propriété– il s’agit d’une participation au capital de la société, et non d’un emprunt.
  1. Un acheteur d’obligations (en fait, un prêteur) a droit à un paiement régulier d’intérêts et peut même exiger que la société émettrice soit mise en faillite si ces intérêts ne sont pas payés. En principe, un actionnaire n’a droit à aucun paiement régulier. Cependant la plupart des actions énoncent comme condition le paiement d’un dividende en espèces. Cette distribution reste toutefois à la discrétion des directeurs de la société en question.
  1. Ainsi, en achetant les actions d’une société, on en devient l’un des propriétaires. Et en tant que propriétaire, on bénéficie des dividendes potentiels qu’elle dégage.

Fonds d’allocation d’actifs

Type de fonds universels, c’est-à-dire investis dans toutes les classes d’actifs.

Fortune du fonds

Total des montants investis dans un fonds.

Fourchette entre le prix acheteur et le prix vendeur

Les cotations des teneurs de marché sont marquées par une fourchette entre le prix acheteur et le prix vendeur. Le prix acheteur est le prix que les teneurs de marché sont prêts à payer pour acquérir un titre donné. Le prix vendeur est le prix auquel ils sont prêts à le vendre. Ainsi une fourchette achat-vente de 102-104 signifie que le teneur de marché paierait 102 pour ce titre, et le vendrait à 104. La différence entre le prix acheteur et le prix vendeur s’appelle la fourchette, et elle représente le profit du teneur de marché (2 points dans notre exemple). Le prix intermédiaire se trouve, comme son nom l’indique, à mi-chemin entre le prix d’achat et le prix de vente cotés par le teneur de marché; dans notre exemple, avec une fourchette 102-104, le prix intermédiaire se trouve à 103. Le prix intermédiaire est souvent celui que l’on trouve dans les journaux. Mais lors de l’achat ou de la vente d’une valeur mobilière dans la réalité, on vous cotera un prix acheteur et un prix vendeur.

Frais fixes d’administration

Commissions versées à la banque dépositaire et à la direction du fonds, pour tous les frais encourus par cette dernière pour la gestion du fonds (impression du rapport annuel, publication des cours, frais de révision, etc .).

Franc suisse

Le Franc suisse est l’une des cinq devises les plus importantes au monde, avec le Dollar, l’Euro, le Deutschemark et le Yen. L’économie de la Suisse ne justifie pas la place de sa devise au sein des « cinq grandes » mais la nature de sa société l’explique. Le Franc suisse est une devise majeure parce la Suisse est perçue comme un refuge on ne peut plus sûr pour les investisseurs. L’économie et la société suisses sont conservatrices et stables. Le système bancaire préserve une forte réputation de confidentialité et de service clientèle. Aussi longtemps que les investisseurs craindront (quelles qu’en soient les raisons) pour la sécurité de leurs actifs, les fonds internationaux auront toujours des avoirs en Franc suisse. Le Franc suisse avait emboîté le pas au Deutschemark et il fait de même avec l’Euro. Il tend cependant à être plus volatil en raison de son manque de liquidité. Ce dernier facteur fait qu’il est relativement plus facile pour un ordre important d’infléchir le cours du Franc suisse.

Fréquence d’ouverture

Fréquence à laquelle les parts d’un fonds ouvert peuvent être achetées ou vendues.

Frontière efficiente

Courbe dont les points présentent les meilleurs rapports rendement/risque possibles.

FTSE 100

L’indice d’actions FTSE 100 est un indice boursier composé des 100 plus grandes sociétés anonymes britanniques (en termes de capitalisation boursière).

FTSE 250

L’indice d’actions FTSE 100 est un indice boursier composé des 100 plus grandes sociétés anonymes britanniques (en termes de capitalisation boursière). Le FTSE 250 est composé des 250 entreprises suivantes (toujours définies en termes de capitalisation boursière).

FTSE All Share Index

Le FTSE All Share Index est un indice qui représente environ 900 actions cotées à la LSE (London Stock Exchange, Bourse de Londres). Ces actions constituent plus de 95% de la capitalisation boursière totale, et près de 99% des transactions.

G
 

Gamma

Le gamma d’une option mesure la variation de son delta par rapport à une variation donnée de l’actif sous-jacent. Par exemple, si un call a un delta de 0,5 et un gamma de 0,05, cela signifie que le nouveau delta sera de 0,55 si le prix de l’actif sous-jacent monte d’un point, et de 0,45 s’il baisse d’un point.

Gérant de fonds

Celui qui définit la politique de placement d’un fonds et sur les conseils duquel les positions sont achetées ou vendues. Il peut être indépendant de la direction des fonds.

Gérant de fortune

Celui qui conseille la clientèle pour la répartition de ses biens ou/et qui gère ceux-ci sur la base d’un mandat de gestion.

Gestion active

Un portefeuille est géré "activement" lorsque son gérant détient des actions qu’il a sélectionnées personnellement en espérant une meilleure performance que celles qu’il attend d’un indice donné. L’alternative est un fonds indiciel, où les actions sont choisies uniquement afin que le fonds puisse réaliser la même performance que l’indice qui lui sert de barème de référence (gestion dite "passive").

Gestion mandatée de portefeuille

Portefeuille de client qu’un courtier, conseiller ou gérant de fond gère à sa guise, c’est-à-dire un compte où le professionnel peut prendre les décisions d’investissement sans demander l’accord préalable du client. Dans tous les cas, le gérant et le client discuteront au préalable de l’objectif de la politique d’investissement appliquée dans cette gestion mandatée. Le client sera régulièrement tenu au courant de toute transaction, ainsi que de la valeur totale du portefeuille.

Gilts

Obligations émises par le gouvernement britannique pour financer la dette publique de son pays. Elles sont norrmalement remboursées à leur valeur nominale à une date d’échéance spécifique qui peut aller jusqu’à 40 ans. Les gilts à court terme ont une durée de vie de 5 ans au maximum; les gilts à moyen terme de 5 à 15 ans; et les gilts à long terme de plus de 15 ans.

Global Custody

Service qu’une banque propose aux investisseurs institutionnels pour regrouper l’administration, le traitement, le dépôt et le contrôle de leurs titres et liquidités.

Going public

Entrée en bourse d’une société.

Graham (Benjamin)

Benjamin Graham est l’un des premiers investisseurs à avoir développé une approche systématique de sélection d’actions individuelles (stock-picking). Graham a privilégié l’idée que les investisseurs doivent évaluer la valeur financière d’une entreprise avant de se renseigner sur son prix de marché : autrement dit, ils doivent analyser une valeur "fondamentale" qui n’est peut-être pas reflétée dans les cours boursiers. Graham pensait que la prudence est indispensable en toute circonstance. Selon lui, toute acquisition doit être permanente. Il avait tiré les leçons du boom spéculatif des années 1920, et voulait introduire une approche rigoureuse et réfléchie dans un domaine qui avait été considéré jusqu’alors comme une espèce de casino. Selon lui, une politique d’acquisition sélective implique d’être à l’affût de sociétés qui auront de meilleures performances que ce qui est indiqué par le prix actuel du marché. À mesure que le temps passe, les fondements solides de ces firmes finiront par se remarquer, et leurs cours boursiers retrouveront leur juste valeur. Graham suivait une approche inductive – il se concentrait d’abord sur le tri quantitatif qui, selon lui, devrait servir de point de départ pour toute constitution de portefeuille (avec l’idée que ces chiffres doivent satisfaire à un certain nombre de critères).

Graphique

Représentation visuelle de l’historique d’une action, d’une marchandise, ou de tout autre bien quantifiable dont la valeur numérique se reproduit régulièrement (graphique de température…).

Graphique à bâtons

Un graphique à bâtons est la base de l’analyse technique. On le construit en utilisant un axe X mesurant le temps et un axe Y mesurant le prix. Chaque période est représentée par un bâton qui contient les valeurs maximales et minimales, ainsi que les prix d’ouverture et de clôture, pour cette période. Le bâton représente les prix maximaux et minimaux. Une encoche sur le côté droit du bâton représente le prix de clôture, et une encoche sur le côté gauche le prix d’ouverture.

H
 

Hedge Fund

Fonds de placement spéculatif.

Historique des performances

Récapitulatif de l’évolution d’un fonds, d’une action, d’un indice, etc. servant à observer leurs cycles positifs/négatifs.

Hors de la monnaie

Un terme pour décrire une option qui ne vaudrait rien si on l’exerçait dans l’immédiat. Avec un Call (une option d’achat), cela signifie que le prix d’exercice (le prix futur auquel vous pourriez acheter l’actif sous-jacent) se trouve au-dessus de son prix de marché actuel. Avec un Put (une option de vente), cela signifie que le prix d’exercice (le prix futur auquel vous pourriez vendre l’actif sous-jacent) se trouve en-dessous de son prix de marché actuel.

I
 
IFC (International Finance Corporation)

Organisme d’étude financière. Emanation de la Banque Mondiale.

Immobilisations / Actifs fixes

Tout ce qu’une entreprise possède est un actif. Les actifs sont répertoriés dans le bilan d’une société en ordre de liquidité décroissante (en commençant par les actifs les plus difficiles à liquider). Les actifs immatériels incluent brevets, marques, et surcotes de consolidation. Il est difficile de faire une évaluation objective de ce type d’actifs. Parmi les actifs matériels, on trouve avoirs fonciers, bâtiments, usines, aménagements, équipements, etc. Les investissements classés sous le nom d’ "immobilisations" concernent des participations dans d’autres entreprise.

Impôt sur les plus-values

Impôt sur la valeur réalisée par les ventes d’actifs au cours d’un exercice donné.

Indicateur de vitesse

Indicateur technique pour la rapidité des variations d’un prix. Les variations sont constatées de façon continuelle et à intervalles réguliers. Pour construire un indicateur de 10 jours, il suffit de soustraire le prix de clôture 10 jours auparavant au prix de clôture de l’ultime séance. La valeur positive ou négative qui en résulte pourra donc se dessiner autour d’une ligne zéro.

Indicateurs de prévision - indicateurs à la traîne

Les indicateurs de prévision sont des variables économiques qui ont tendance à anticiper et donc à prédire un changement de conjoncture.

Les indicateurs à la traîne sont des variables économiques qui tendent à suivre un changement de conjoncture.

Indice CAC 40

Indice de référence des prix des actions à la Bourse de Paris. CAC signifie Compagnie Nationale des Agents de Change. L’indice CAC 40 a été spécifiquement développé pour servir de base de calcul pour les produits dérivés. Introduit en 1988 à une valeur de 1000, il se compose de 40 des 100 plus grandes actions à règlement mensuel cotées sur le marché français.

Indice S&P 500

Abréviation pour l’indice composite Standard & Poor. Un indice synthétise les indicateurs boursiers produits par l’agence américaine d’évaluation Standards & Poor. L’indice S&P 500 est composé de la moyenne du cours boursier de 385 sociétés appartenant au secteur industriel, 15 sociétés du secteur des transports, 44 sociétés du secteur de l’assainissement urbain et energétique, et 56 sociétés du secteur financier.

Indices

Un indice de marché reflète l’évolution de tout le marché (la hausse ou la baisse de sa valeur d’ensemble, autrement dit de la capitalisation boursière de toutes les sociétés qui y sont cotées). Qui plus est, ces indices peuvent être répartis par secteurs (les sociétés les mieux capitalisées, le secteur de la technologie, les sociétés de moindre taille...). Par exemple, l’indice d’actions FTSE 100 est composé des 100 plus grandes sociétés anonymes britanniques (en termes de capitalisation boursière). Un indice de marché est tout simplement un ensemble de chiffres (normalement la valeur du marché, pondérée de chacune des actions constituant l’indice). On utilise souvent ces indices à des fins de comparaison, et pour mieux appréhender (voire prévoir) l’évolution d’un échantillon donné. Les chiffres compilés pour bâtir un indice sont calculés par rapport à une date fixe et à une valeur de départ. La date est choisie de manière à créer une chronologie indicielle significative. La valeur de départ est normalement fixée à 100, 10 ou 1. On applique tout un éventail d’équations mathématiques dans la combinaison des cours boursiers devant faire partie de l’indice. Quand on utilise les indices, il faut être prudent lors de la comparaison des variations différenciées d’indices divers. Les deux catégories indicielles majeures comprennent:

· les indices géométriques: on multiplie les prix des éléments constitutifs, et on réduit le résultat au nième degré (n = le nombre d’éléments constituant l’indice)

· les indices arithmétiques: on additionne les prix des éléments constitutifs, et on divise le résultat par le nombre d’éléments utilisés.

Les indices (et les moyennes) des marchés de valeurs mobilières sont calculés quotidiennement pour être publiés dans le monde entier.

Indice (de Référence)

Indicateur de l’évolution d’un marché boursier ou d’une partie de celui-ci. Les indices servent à comparer la performance d’un fonds investi dans le type de marché considéré par l’indice.

Inflation

Hausse globale du niveau général des prix. Lorsque l’inflation s’accélère, et même si certains prix baissent, le coût global de la vie (et les coûts opérationnels des sociétés) montent. Cela tient au fait que la plupart des prix sont plus hauts. Le taux d’inflation est la variation (normalement exprimée en pourcentage annualisé) de l’indice qui représente le niveau général des prix. L’inflation réduit le pouvoir d’achat effectif des entreprises et des consommateurs, et rend incertaine la conduite des affaires.

Inflation par les coûts

Hausse soutenue des prix due à la répercussion du renchérissement des coûts des entreprises (surtout de leur coût de main d’œuvre) sur leurs clients.

Instruments de dette à court terme

Le marché monétaire à court terme correspond aux échéances à court terme du marché des capitaux. Dans ce secteur, les opérations d’emprunt ou de prêt sont marquées par des volumes élévés et par de faibles risques de signature. Les marchés monétaires sont des marchés de gros où les banques, (grandes) entreprises et organismes gouvernementaux financent leurs déficits et placent leurs excédents à court terme. Les instruments monétaires qui s’y échangent sont de première qualité, parmi eux :

  • Bons de Trésor – emprunts (à court terme) du gouvernement central.
  • Certificats de dépôts (CDs) – dépôts à terme nantis sur la banque emprunteuse.
  • Acceptations bancaires (Bas) – créances commerciales nanties sur les biens sous-jacents.
  • Billets de trésorerie (CP) – emprunts nantis émis par des sociétés hautement solvables.

Instruments financiers

Outils dont dispose la finance pour gérer, faire circuler et fructifier l’argent (ex: le fonds de placement est un instrument financier à la portée du grand public).

Instruments monétaires

Le marché monétaire à court terme couvre les échéances rapprochées du marché des capitaux. Dans ce secteur, les opérations d’emprunt ou de prêt sont marquées par des volumes élevés et par de faibles risques de signature. Les marchés monétaires sont des marchés de gros où les banques, (grandes) entreprises et organismes gouvernementaux financent leurs déficits et placent leurs excédents à court terme. Les instruments monétaires qui s’y échangent sont de première qualité, parmi eux les :

  • Bons de Trésor – emprunts (à court terme) du gouvernement central.
  • Certificats de dépôts (CDs) – dépôts à terme nantis sur la banque emprunteuse.
  • Acceptations bancaires (Bas) – créances commerciales nanties sur les biens sous-jacents.
  • Billets de trésorerie (CP) – emprunts nantis émis par des sociétés hautement solvables.

Intérêts courus non échus

Intérêts qu’une obligation cumule depuis le dernier coupon payé. Le prix d’une obligation fait abstraction de cet aspect (on cote son prix sans tenir compte des intérêts courus non échus). C’est ce que l’on appelle son "prix immaculé". L’inverse est le "prix maculé" (c’est-à-dire celui qui tient compte des intérêts courus). Un acheteur paie toujours les intérêts courus dans son prix d’achat.

Intérêts minoritaires

Enregistrés dans le bilan d’une société, il s’agit des capitaux fournis par les actionnaires minoritaires des filiales de cette même société.

Investisseur à contre courant

Investisseur dont les transactions vont à contre courant du reste du marché. Selon cette philosophie, si tout le monde est sûr qu’il y aura un dénouement X, c’est le contraire qui se produit. La plupart de ceux qui affirment que les prix vont monter ont déjà investi 100% de leurs ressources. Ils n’ont plus de disponibilités, ce qui fait que le marché ne peut plus monter. Il en va de même lorsque les investisseurs pensent que le marché va baisser - comme ils ont tous déjà vendu leurs avoirs, le marché ne peut que monter. Cette philosophie "à contre courant" a de nombreux traits en commun avec une stratégie d’investissement axée sur la notion de "valeur". Ces deux stratégies divergent en revanche dans la mesure où les actions acquises par des investisseurs "à contre courant" ne sont pas seulement relativement bon marché – il s’agit aussi de titres dont les autres investisseurs ne veulent pas (ce qui en fait des placements à risque mais éventuellement très rentables).

Investisseurs optimistes (dits"taureaux")

Les objectifs stratégiques des investisseurs divergent, mais à un moment donné, tout individu sera (dans la terminologie des marchés financiers) ou optimiste ("taureau"), ou pessimiste ("ours"), ou indécis. Les taureaux attaquent avec leurs cornes, frappant du bas vers le haut. Ils anticipent un marché en hausse et concourent à sa création en empruntant des fonds à court terme et en achetant des titres avec les recettes de ces emprunts. Ils poussent les cours boursiers vers le haut. Un marché qui monte sur une période longue s’appelle un "marché de taureaux". Les ours attaquent avec leurs griffes, frappant du haut vers le bas. Ils anticipent un marché en baisse, et donnent au marché un coup de fouet en vendant leurs actions et en investissant les recettes de ces ventes dans le marché monétaire. Ils poussent les cours boursiers vers le bas. Un marché qui baisse sur une période longue s’appelle un "marché d’ours". Les indécis attendent pour devenir soit des taureaux, soit des ours.

Investisseurs pessimistes (dits "ours")

Les objectifs stratégiques des investisseurs divergent, mais à un moment donné, tout individu sera (dans la terminologie des marchés financiers) ou optimiste ("taureau"), ou pessimiste ("ours"), ou indécis. Les taureaux attaquent avec leurs cornes, frappant du bas vers le haut. Ils anticipent un marché en hausse et concourent à sa création en empruntant des fonds à court terme et en achetant des titres avec les recettes de ces emprunts. Ils poussent les cours boursiers vers le haut. Un marché qui monte sur une période longue s’appelle un "marché de taureaux". Les ours attaquent avec leurs griffes, frappant du haut vers le bas. Ils anticipent un marché en baisse, et y donnent un coup de fouet en vendant leurs actions et en investissant les recettes de ces ventes dans le marché monétaire. Ils poussent les cours boursiers vers le bas. Un marché qui baisse sur une période longue s’appelle un "marché d’ours". Les indécis attendent pour devenir soit des taureaux, soit des ours.

Investisseur institutionnel

Investisseurs professionnels qui réunissent des capitaux très importants, comme les banques, les caisses de pension et les assurances, par opposition aux investisseurs privés.

Investissement direct/indirect

Investissement réalisé directement en actions ou en obligations, par opposition à l'investissement indirect qui consiste à acquérir les mêmes valeurs en achetant des parts de fonds.

ISA

En avril 1999, le gouvernement britannique a introduit l’ISA (Compte d’épargne individuel) pour inciter les résidents britanniques à davantage épargner et investir. Un ISA vous permet d’accumuler des économies sans que celles-ci soient imposées. Il y a trois types d’investissements pouvant être gardés sous forme d’ISA: les placements monétaires, les actions, et l’assurance-vie. Il y a deux catégories d’ISA: les ISA maxi et les ISA mini. Au cours d’un seul exercice fiscal, vous pouvez investir soit dans un maxi ISA, soit dans un total de trois mini ISA différents. Pour l’année fiscale 2000/01, vous pouvez investir jusqu’à £7 000.

iShares

Lancés par Barclays Global Investors (BGI), iShares sont les premiers fonds britanniques à être traités directement sur un marché organisé (Exchange Traded Fund, ETF). Un ETF est un hybride entre un fond commun de placement et une société de placement d’investissements. Il s’agit essentiellement d’un fond collectif qui se traite "à la corbeille" de la bourse, le prix reflétant la valeur nette des actifs. La Bourse de Londres vient de créer un nouveau marché, ExtraMARK, où les ETF y seront cotés. iShares est le premier ETF au Royaume Uni, mais la Bourse de Londres pense que d’autres fonds de ce genre seront bientôt créés, en raison notamment du succès que ce type de produit a remporté aux USA (on en trouve depuis 6 ans et ces produits représentent actuellement près des deux tiers des volumes quotidiens). BGI a l’intention de lancer douze autres ETFs. Le premier ETF est le iFTSE 100, un fond indiciel répliquant l’indice FTSE 100 (composé des 100 plus grandes sociétés britanniques cotées par la Bourse de Londres). Par cet ETF, l’investisseur s’expose (passivement et de manière diversifiée) au risque d’un indice donné, sans que cela occasionne des frais excessifs - aucune commission n’est à verser au début, on ne paie pas de droits de timbre, et les frais annuels sont très bas (0,35%). On peut également garder cet ETF sous forme d’ISA (un véhicule d’épargne doté d’avantages fiscaux), ce qui permet aux investisseurs d’améliorer la moyenne de leurs rendements. On peut considérer un ISA comme un placement dont la valeur à long terme ne souffrira pas des commissions excessives perçues sur d’autres véhicules d’épargne (d’autant que son format est attractif sur le plan fiscal). La performance de l’indice FTSE 100 est souvent supérieure à celle que la plupart des gérants de fonds réalisent. Pourtant un iShare est moins risqué qu’un fond normal car plus diversifié. En somme, les ETFs sont intéressants pour tout investisseur à long terme, actif ou passif. Contrairement à un fond commun de placement, où des semaines sont parfois nécessaires au réglement des transactions, un iShare permettra aux opérateurs actifs d’adopter une approche spéculative face à la volatilité des marchés. Ceux-ci peuvent fluctuer à brève échéance, mais à la longue ils montent, constamment, et les investisseurs seraient bien avisés de profiter de toute pause dans le lancement des iShares pour s’y intéresser de plus près.

J
 

Journée de renversement significatif de la tendance du marché

Une formation que l’on voit tout à fait en haut ou en bas d’un graphique d’analyse technique, souvent à la suite d’une tendance de longue durée (qui date de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines). Une journée de renversement de tendance à la hausse comprendrait une nouvelle hausse lors d’un mouvement ascendant, suivie par une clôture de séance en-dessous du prix de clôture de la veille. Un journée de renversement de tendance à la baisse comprendrait une nouvelle baisse lors d’un mouvement descendant, suivi par une clôture de séance au-dessus du prix de clôture de la veille. Les deux cas d’espèces laissent prévoir un prochain renversement de tendance.

Junk bonds

Connues jadis sous le nom de "junk bonds", ce sont des titres de signature (c’est-à-dire de qualité) inférieure, émis par des compagnies dont la réputation de solvabilité n’atteint pas le niveau qu’un investisseur professionnel exigerait normalement d’une société émettrice. L’arbitrage habituel entre risque et rendement fait que l’émetteur de ce genre de titre sera obligé d’offrir un rendement plus élevé (à cause du risque accru de non-paiement).

L
 

La Bourse de Londres

La Bourse de Londres offre aux sociétés britanniques et/ou internationales un lieu pour lever les capitaux qu’il leur faut et pour faire coter leur titres. Les méthodes transactionnelles varient d’un secteur à l’autre. Toutes sont soit électroniques, soit téléphoniques (avec prix sur écran). On divise le marché des actions de la Bourse de Londres entre son secteur "principal", où la majorité des titres cotés se trouvent, et le marché alternatif d’investissement (AIM).

Les changes

Le marché international des changes (FX) est le plus grand marché financier au monde, et représente un volume quotidien moyen de plus de mille milliards de dollars. Un maximum de 15% de ces flux est consacré au commerce transfrontalier des biens et services. Le reste relève d’opérations bancaires d’ingénierie financière ou de spéculation. Chaque état souverain demande à sa banque centrale d’émettre et de gérer la monnaie nationale. La seule exception est la zone euro. Cette nouvelle région monétaire est composée de onze états membres. Une Banque Centrale Européenne indépendante émet et gère la monnaie transnationale de cette association –l’euro. Il ne faut pas confondre l’euro et les eurodevises, qui sont des devises placées en dépôt en dehors de leur système bancaire national.

Large cap

Société dont la capitalisation est grande (par rapport au marché boursier sur lequel elle est traitée).

Lettres grecques

Delta, Gamma, Rho, Theta et Vega. Il s’agit d’un ensemble de facteurs faisant partie d’équations algébriques et écrits sous forme de lettres grecques. On s’en sert pour modéliser le comportement des options, et pour voir comment elles sont corrélées aux variations dans le prix des instruments financiers sous-jacents, voire aux changements affectant les taux d’intérêt, le facteur temps et la volatilité.

Levier

Terme américain. Situation où on ne paie pas le prix complet d’un actif financier au moment de l’acheter, on emprunte normalement de l’argent. Lorsqu’un « levier » est utilisé dans un rachat de société, l’acquisition des actions se fait avec des fonds empruntés ou avec les recettes d’une émission obligataire. Les produits dérivés sont alors appelés des instruments « à levier » dans la mesure où ils permettent aux investisseurs de s’exposer à un marché donné sans être obligés de débourser toute la valeur nominale de leurs positions. Leur dépense initiale, qui ne représente qu’une proportion minime de leur engagement effectif, s’appelle le "dépôt" (margin en anglais, la marge) dans les marchés à terme ; dans les marchés d’options, il s’agit de la prime. En finance d’entreprise, une société qui a un fort levier possède un ratio capitaux empruntés-fonds propres élevé (au Royaume-Uni ce ratio d’endettement s’appelle le "gearing ratio"). Mais le mot "gearing" est neutre (on peut avoir un ratio élevé ou bas) alors que le mot "levier" décrit seulement une situation marquée par un ratio d’endettement élevé. Un tel levier se traduit par une plus grande volatilité dans le rendement des placements – ce qui peut avoir des conséquences positives, ou bien négatives pour vous.

LFP

Loi fédérale du 18 mars 1994 sur les Fonds de Placement.

LIBOR

Traditionnellement, le LIBOR (London Interbank Offered Rate, le taux offert sur le marché de Londres) se définit comme le taux auquel une banque commerciale de premier rang se voit offrir des dépôts par d’autres banques londoniennes. Ce taux mesure le coût des fonds offerts aux banques par d’autres institutions professionnelles (sur le marché de gros). C’est également le point de départ pour les crédits consentis par ces banques à leurs clients. La fixation quotidienne du LIBOR (organisé par l’Association des Banques Britanniques, la BBA, qui est responsable de la gestion de ce taux quasi-officiel) se fait avec le concours du service Dow Jones Markets. Chaque jour oeuvré à Londres, Dow Jones contacte les 16 banques de référence répertoriées par la BBA, et recueille leurs estimations de taux à 11h du matin, heure de Londres. Ces estimations portent sur 13 devises, et pour chacune d’entres elles, sur 12 échéances (de 1 à 12 mois). Pour chaque échéance et dans chaque devise, les 4 cotations les plus élevées et les 4 cotations les plus basses sont éliminées. La moyenne publiée sera celle des 8 cotations restantes, arrondie au cinquième chiffres après le zéro. Malgré son nom, le LIBOR est un taux de référence international. Les marchés internationaux s’en servent comme barème de référence pour les opérations de prêt ou d’emprunt.

LIFFE

Le marché international de Londres de contrats à terme et d’options (le LIFFE) est une bourse de contrats à terme ou d’options sur instruments financiers ou sur marchandises. Pendant longtemps, le LIFFE avait été en faveur d’un système où les prix étaient fixés "à la criée" – mais il s’est récemment converti à un système transactionnel informatisé. Les contrats traités sur le LIFFE sont sous l’égide de la Chambre de Compensation de Londres. C’est la contrepartie de chaque transaction, ce qui garantit l’exécution des obligations de chacun. Les produits du LIFFE sont standardisés, les échanges se font donc facilement. Pour la bourse informatisée LIFFE CONNECT ™ le point de départ est l’ordre donné par le client. Les membres/courtiers de cette bourse, venus du monde entier, enregistrent et compensent les offres de vente ou d’achat qui y affluent.

LIFFE CONNECT ™

En dehors des contrats sur marchandises, tous les produits LIFFE se traitent maintenant sur la bourse LIFFE CONNECT ™. Il s’agit d’un marché sur écran où les ordres d’achat et de vente sont compensés au meilleur prix. Seules les entreprises enregistrées auprès de la SFA (Securities and Futures Association, la COB britannique) et abonnées à ce marché peuvent accéder directement au LIFFE CONNECT ™. Ceci garantit que l’accès des utilisateurs finaux se fera par l’intermédiaire d’un "intervenant responsable". Les investisseurs privés n’accèdent au LIFFE que par le biais d’un courtier. Les échanges se feront soit par téléphone, soit par Internet. Le logiciel du LIFFE CONNECT ™ a été conçu afin que les parties tierces puissent se brancher sur le réseau et y introduire leurs transactions directement. Certains courtiers, par le biais d’un logiciel, peuvent effectivement octroyer un accès direct au système à leurs clients. Le LIFFE CONNECT ™ est actuellement la bourse d’options en ligne la plus avancée au monde. L’investisseur électronique peut y échanger l’intégralité d’une stratégie à multiples facettes d’un seul coup au lieu de traiter chaque facette à tour de rôle.

Ligne de tendance

Une ligne droite en analyse technique qui relie une série de coordonnés bas sur un graphique pour définir une tendance à la baisse, ou bien une série de coordonnés hautes pour définir une tendance à la hausse. Une rupture dans une ligne de tendance signale généralement un renversement de tendance.

Liquidité

La facilité avec laquelle on peut acheter ou vendre un instrument financier, en contrepartie d’espèces, sans que cette opération occasionne un changement significatif dans le prix dudit instrument. Un marché est appelé liquide lorsqu’il est facile de liquider ses avoirs sans faire de concessions excessives sur le prix. Dans le cas contraire, il s’agit d’un marché non liquide. Les investisseurs préfèrent un marché liquide car il sera plus efficace, c-à-d, il sera plus facile d’y déceler la "valeur juste" des actifs qu’on y traite. De même, un actif financier donné peut manquer de liquidité – même si le marché dans son ensemble en a.

Liquidités (faire des)

Récupérer les montants investis dans des titres sous forme d’argent liquide.

Liquider une position

Revendre un groupe de titres.

Livre sterling

La livre sterling (GBP) est la devise la plus échangée contre le dollar et contre l’euro. Plus de la moitié des transactions passent par Londres, le plus grand marché des changes au monde. Auparavant, avant la montée du dollar, Londres (et la livre sterling) était le centre du marché mondial des changes. La Grande-Bretagne et les Etats-Unis ont établi d’importantes relations bilatérales d’investissement. De nombreuses sociétés américaines investissent au Royaume-Uni, et vice versa. L’économie britannique est bien moins importante de nos jours, et son économie moins stable que les économies américaine et allemande. Du coup, la livre sterling connaît parfois d’énormes fluctuations face au dollar ou au mark. Cela crée, notamment pour les cambistes londoniens, un nombre accru de spéculations.

Long

On dit qu’un opérateur ou un investisseur qui possède une action ou une marchandise donnée a une position "longue" dans cet actif. Le contraire est une position"courte".

Lot partiel

Achat ou vente de lots de moins de 100 actions. Un investisseur qui achète ou vend un lot partiel paiera souvent plus de commissions, cette surcharge variant d’un courtier à l’autre.

Loup

Quelqu’un qui achète des actions lors d’une nouvelle émission avec l’intention de les vendre immédiatement afin de réaliser des profits dès que les transactions commencent sur le marché.

Lynch (Peter)

Parmi tous les partisans de la philosophie d’investissement dite de « croissance », Peter Lynch est considéré comme celui qui a le mieux réussi. Il a dirigé Fidelity’s Magellan Fund pendant treize ans, transformant un capital de départ de US $20 millions en $14 milliards – soit une croissance de 2700% sur la période. Avec un fond si important à gérer (un portefeuille d’environ 14,000 actions !), Lynch ne pouvait pas seulement braquer son regard sur des sociétés qui connaissent un fort taux de croissance ; mais c’était avec celles-ci qu’il a eu le plus de succès. Plus tard, il a adapté sa philosophie à l’optique d’un investisseur privé, écrivant deux livres (ensemble avec John Rothschild) « One Up on Wall Street » (« Prendre le Dessus sur Wall Street ») et « Learn to Earn » (« Apprendre à gagner »).

M
 

Marchandises

Ce sont les matières premières utilisées dans le processus industriel et échangées sur des bourses spécialisées. Certaines sont "douces (soft)" – cacao, café, thé, sisal, sucre, soja, maïs, voire ventres porcins. D’autres sont "dures" (hard) - les métaux (cuivre, étain, aluminium..). On peut traiter les marchandises au comptant (livraison immédiate) ou à terme (livraison future).

Marché alternatif d’investissement

L’AIM a été créé pour que de petites entreprises en phase de croissance rapide puissent avoir accès à une bourse où les critères de cotation sont moins contraignants qu’à la Bourse principale. La capitalisation boursière de ces sociétés varie normalement entre 2 et 50 millons de livres sterling, mais on y cote également des entreprises d’une valeur inférieure à 2 millions de livres sterling (et parfois des entreprises dont la capitalisation boursière dépasse les 250 millions de livres sterling).

Marché au comptant/marché de gré-à-gré

Marchés où les transactions sont réalisées par des opérateurs qui traitent soit par téléphone soit par le biais d’un réseau informatique.

Marché domestique/

intérieur

Environnement restreint à une dimension locale ou nationale.

Marchés émergents

Pays ou régions en plein développement économique.

Marché gris

Transactions ayant lieu dans la période entre l’annonce de l’émission d’une nouvelles série d’actions et la publication d’un avis officiel sur l’attribution effective de ces actions à ceux qui souhaiteraient les acquérir. Les transactions de ce genre sont très risquées puisque les vendeurs ne peuvent pas prévoir le nombre d’actions qu’ils pourront distribuer, et les acheteurs ne connaissent pas le prix auquel ces actions seront attribuées.

Marché interbancaire

C’est sur le marché interbancaire que les banques ajustent leurs réserves opérationnelles au jour le jour. En offrant un rendement approprié, elles se procurent les liquidités dont elles ont besoin. Pour financer ses opérations de crédit ou de placement, une banque commerciale utilisera des ressources d’origine variable. Les dépôts à terme ou à vue constituent les financements de base. Les dépôts à vue s’appellent ainsi parce que le déposant peut retirer ses fonds sans donner de préavis. Si la banque utilise de tels dépôts pour acquérir des actifs longs, empruntant à court terme et prêtant à long terme, elle s’expose à un risque de liquidité. Si une banque finance les prêts qu’elle a consentis avec de l’argent au jour le jour, c’est comme si elle tirait sur ses dépôts à vue. Il s’agit d’un système bon marché et facile qui lui permet d’ajuster ses réserves au quotidien. De même, vendre sur le marché interbancaire permet à la banque de se faire rémunérer pour les réserves excédentaires qu’elle détient, sans sacrifier ses besoins de liquidité. Dans un sens, le taux d’intérêt du marché interbancaire traduit l’adéquation entre la demande et l’offre sur le marché monétaire. L’achat de fonds interbancaires finance les crédits consentis, voire les achats d’instruments de dette. Il s’agit également d’une alternative à la vente de certificats de dépôt.

Marché primaire

La marché primaire est le lieu de rencontre entre les acheteurs et les vendeurs – directement ou par le biais d’intermédiaires. Il fournit un lieu dans lequel les propositions d’investissement des vendeurs peuvent être cotées, présentées au marché, et vendues à l’acheteur. Le vendeur est appelé l’émetteur et le prix de ce qui est vendu est le prix d’émission.

Marché secondaire

Un marché secondaire est le lieu de rencontre pour les investisseurs désireux de vendre et les investisseurs désireux d’acheter. Dans ce processus, le prix du marché est déterminé par le niveau de l’offre et de la demande. Les prix des marchés secondaires aident également à fixer les prix de nouvelles émissions sur le marché primaire, car ils indiquent la façon dont le marché évalue la qualité d’un émetteur donné.

Marché à terme

Toute devise, marchandise ou valeur mobilière peut s’échanger aujourd’hui pour livraison immédiate. On dit alors qu’elle se traite sur un marché au comptant. Si cet échange se fait à une date ultérieure sur la base d’un prix déterminé aujourd’hui, il s’agit d’un marché à terme.

Marchés monétaires

Les marchés monétaires sont des marchés de gros où les banques, (grandes) entreprises et organismes gouvernementaux financent leurs déficits et placent leurs excédents à court terme (font de la "gestion de liquidités"). Les intervenants dans un marché de gros sont des professionnels (banques, sociétés et organismes gouvernementaux) et les montants sont élevés. Dans les marchés monétaires, les opérations de prêt et d’emprunt sont caractérisées par de gros volumes, de faibles risques, et des échéances rapprochées. Le court terme s’entend normalement comme une période durant moins d’un an. Cependant la majorité des transactions monétaires se fait sur une période qui va de 24 heures à une semaine. A l’inverse sur les marchés des capitaux, les opérations de prêt et d’emprunt durent plus d’un an. La durée de l’opération sert souvent à distinguer les marchés monétaires des marchés des capitaux.

Marge de dépôt

Le dépôt exigé par une bourse en signe de "bonne foi", c'est-à-dire une garantie éventuelle contre toute perte suite à une variation néfaste des prix du marché.

Marge d’exploitation

Rentabilité d’une société après déduction de tous ses coûts d’exploitation. On calcule cette marge en divisant le cash flow par le chiffre d’affaires, et en multipliant le résultat par 100. Ce chiffre est exprimé en pourcentage. La marge d’exploitation donne un aperçu de la rentabilité des opérations courantes de la société avant paiement des frais financiers ou déduction des amortissements. Les comptables peuvent facilement manipuler les calculs des amortissements/dépréciations qui figurent sur les comptes de résultats, aussi de nombreux analystes pensent-ils que le bénéfice d’exploitation donne une image plus fidèle de la véritable rentabilité de la société.

Market Maker

Celui qui, par son activité, crée une offre et une demande pour un titre.

Market timing

Moment idéal, compte tenu de la situation du marché, pour effectuer une opération.

MATIF

Le marché à terme de Paris. Les transactions s’y font sur écran (le marché étant entièrement informatisé). Son produit de base est le contrat à terme: sur les emprunts d’Etat français, sur l’indice boursier CAC 40, et sur les devises (plus quelques marchandises).

Mentalité de troupeau

Un terme faisant référence à la dynamique du marché, à savoir, à l’afflux d’acheteurs et de vendeurs faisant bouger les prix sur ce marché par le biais de leurs vagues incessantes de vente ou d’achat. Le terme a trouvé son origine dans la banque d’investissement Merrill Lynch, dont le logo est un taureau. Merrill Lynch était la plus grande maison de courtage des Etats-Unis - et dans la légende, quand il prenait une position (quand le troupeau commencait à fulminer), le marché devait en tenir compte.

Micro cap

Société dont la capitalisation est très petite (par rapport au marché boursier sur lequel elle est traitée).

Mispricing

Mauvaise évaluation de la valeur réelle d’une société ou de ses titres.

MONEP

Un marché organisé d’options, situé à Paris. Les contrats cotés au MONEP couvrent l’indice boursier CAC 40 (composé des 40 plus importantes entreprises françaises). Ce marché cote également des options sur actions pour 30 autres sociétés.

Monnaie de référence

Monnaie dans laquelle l’évolution d’un produit est calculée.

Monnaie de réserve

Une monnaie de réserve est une monnaie qu’un gouvernement (ou une institution internationale) veut garder dans ses réserves d’or et de devises étrangères. Elle servira à financer une proportion significative du commerce international du pays considéré. Les conditions généralement requises sont que :

1. La valeur de cette monnaie doit être stable par rapport à celle des autres monnaies.

2. La devise choisie est celle d’un pays qui réalise une part importante du commerce mondial.

3. Il existe un marché de devises étrangères efficace au sein duquel on peut échanger la devise.

Entre 1945 et le début des années 70, le Dollar américain et la Livre sterling étaient les monnaies de réserves dominantes. Depuis, le Franc suisse, le Deutschemark et le Yen japonais ont tous été considérés comme des monnaies de réserve. Le Dollar américain reste toutefois la monnaie de réserve dominante dans le monde.

Moyenne mobile

Instrument d’analyse technique utilisé pour le suivi des tendances. Une moyenne mobile simple se calcule en additionnant des prix de clôture récents (i.e., il y a 25 jours jusqu’au jour d’aujourd’hui) – et en divisant le résultat par 25. En faisant ce calcul quotidiennement, vous finirez avec une série de chiffres qui peuvent être représentés sous forme graphique. Ce graphique sera bien moins volatile qu’un graphique normal, il sera donc d’autant plus facile d’y déceler une tendance. Il existe également des moyennes mobiles pondérées, linéaires ou exponentielles, qui donnent une pondération autrement plus importante aux prix les plus récents.

Méthode de financement d’une partie du capital nécessaire pour acheter une entreprise

Un financement à court terme, voire une structure intermédiaire. Normalement sans nantissement, l’objectif est de réduire le coût global du capital d’une société sans perdre le contrôle sur les droits de propriété y afférant. Certains types de financement mezzanine sont indexés sur l’évolution boursière de l’action. Parfois convertible en actions ordinaires.

N
 

NASDAQ

Système de Cotation Automatique de l’Association Nationale des Opérateurs en Valeurs Mobilières. La quatrième bourse du monde, derrière New York, Tokyo et Londres (et le numéro 2 aux USA). C’est un marché sur écran avec plus de 500 teneurs de marché.

NIKKEI 225

Une moyenne boursière mesurant la valeur des actions à la Bourse de Tokyo. La moyenne simple des prix des 225 composantes de l’indice, ajustée par les attributions gratuites d’actions.

Négociable

Un titre qu’on peut acheter ou vendre dès qu’il a été émis – autrement dit, un instrument échangeable. La négociabilité est la condition sine qua non d’un marché secondaire.

Négociateur de blocs (d’actions)

Il s’agit d’un courtier ou d’un opérateur qui se spécialise dans des transactions faites de blocs d’actions – normalement avec un minimum de 10 000 actions par transaction.

O
 

Obligation remboursable avant son échéance

Obligation que l’émetteur peut décider de rembourser dans son intégralité avant l’échéance spécifiée. La date et le prix de remboursement éventuel sont toujours fixés à l’avance. Le risque que l’on court avec cette obligation est de la rembourser au moment où les taux du marché passent en dessous du coupon nominal. En l’occurrence, on ne peut pas réinvestir ses fonds dans une obligation de qualité (signature) similaire pour un rendement aussi élevé.

Obligation simple

L'obligation simple ou 'vanille' est le titre de dette le plus répandu. Tous les autres types d'obligations sont des variations ou des ajouts aux caractéristiques standards des obligations simples. Au début, l'investisseur paiera son capital une seule fois. Ensuite, il aura le droit de recevoir des intérêts, appelés des coupons, jusqu'à une date d'échéance fixe à laquelle lui sera remboursée la valeur nominale de l'obligation (en plus du dernier coupon). Le coupon n'est qu'un taux d'intérêt fixe - payable annuellement ou semi-annuellement - sur le principal ou sur la valeur nominale/au pair.

L'échéance de la dette est fixe - c'est la date du remboursement du principal. Le terme de l'échéance peut aller jusqu'à 30 ans, mais il est généralement de 7-10 ans.

Obligation convertible

Voir sous "convertible".

Obligation à coupon zéro

Une obligation à coupon zéro est une obligation qui ne paie aucun coupon durant toute sa vie. Quel est son rendement ? Nous avons déjà dit qu’une obligation est en réalité un prêt. Si vous ne percevez aucun intérêt de votre prêt, à quoi cela sert-il ? Avec une obligation à coupon zéro le détenteur de l’obligation réalise tout son rendement lorsque, à la date d’échéance, le principal lui est remboursé à une valeur au pair (à 100% de la valeur nominale). Afin d’atteindre un rendement positif, l’obligation est émise à un niveau escompté par rapport à sa valeur nominale, le rendement étant le gain en capital représenté par la différence entre son prix au moment de l’achat et la valeur nominale à son échéance.

Obligations domestiques

Ce sont des obligations libellées dans la devise du pays où l’émetteur est domicilié. Par exemple, une société incorporée au Royaume Uni et qui émet des obligations libellées en livres sterling (GBP) est en train de sortir des "obligations domestiques". En réalité, cela signifie que pour l’investisseur et pour l’émetteur tout le processus sera sous juridiction britannique.

Obligations à rendement élevé (mais à risque élevé)

Connues jadis sous le nom de "junk bonds", ce sont des titres de signature (c’est-à-dire de qualité) inférieure, émis par des compagnies dont la réputation de solvabilité n’atteint pas le niveau qu’un investisseur professionnel exigerait normalement d’une société émettrice. L’arbitrage habituel entre risque et rendement fait que l’émetteur de ce genre de titre sera obligé d’offrir un rendement plus élevé (à cause du risque accru de non-paiement).

Obligations étrangères

Sur de nombreux marchés domestiques, un emprunteur étranger (domicilié dans un autre pays) a le droit d’émettre un emprunt libellé en monnaie locale, et de vendre celui-ci aux investisseurs locaux (pourvu que l’émission respecte les règlements du marché local ). Par exemple, une société japonaise émettant une obligation libellée en livres sterling (qu’elle vendra par la suite à des investisseurs situés au Royaume-Uni) émet une obligation étrangère. Les obligations étrangères ont des noms folkloriques, qui reflètent souvent le marché domestique où elles sont émises. Par exemple, une obligation libellée en livres sterling par un émetteur domicilié en dehors du Royaume-Uni s’appelle un Bulldog; une obligation libellée en yen par un émetteur domicilié en dehors du Japon s’appelle un Samouraï; une obligation libellée en dollars par un émetteur domicilié en dehors des Etats-Unis s’appelle un Yankee.

OFFEX

Une bourse de gré-à-gré non-règlementée à Londres où se traitent des valeurs mobilières que les autres bourses ne cotent pas. Le teneur de marché JP Jenkins gère ce marché, qui a vu le jour en 1995 quand la Bourse de Londres avait commencé à autoriser ses membres à coter et à échanger des titres pour peu qu’il trouve des acheteurs et des vendeurs susceptibles de s’y intéresser.

OPCVM

Organisme de placement collectif en valeurs mobilières.

Option

La définition classique d’une option dit qu’elle confère "le droit (mais non pas l’obligation) d’acheter ou de vendre un montant spécifié d’un produit standardisé à un prix pré-déterminé au plus tard à une date donnée.". Une option qui vous donne le droit de faire un achat à un prix pré-déterminé s’appelle un "Call". Une option qui vous donne le droit d’éventuellement faire une vente à un prix pré-déterminé s’appelle un "Put". On peut traiter une option soit sur un marché organisé, auquel cas la taille du contrat et les cycles d’échéance seront standardisés, soit sur un marché de gré-à-gré, auquel cas l’investisseur peut spécifier ou négocier les termes du contrat.

Option dans la monnaie

Une option qui a de la valeur intrinsèque. Un Call (une option d’achat) est dans la monnaie si son prix d’exercice (le prix auquel vous pourriez éventuellement l’acheter) est en-dessous du prix actuel de l’actif sous-jacent. Un Put (une option de vente) est dans la monnaie si son prix d’exercice (prix de vente éventuel) est au-dessus du prix actuel de l’actif sous-jacent.

Option de style américain

Une option de style "américain" peut être exercée par son détenteur à tout moment (c’est-à-dire qu’on peut acheter [Call] ou vendre [Put] l’actif sous-jacent avant son échéance).

Option de style européen

Une option de style "européen" est une option qu’on peut seulement exercer à l’échéance (en achetant l’actif sous-jacent, s’il s’agit d’un Call, ou en le vendant, s’il s’agit d’un Put).

Option d’achat

Un call est le droit d’acheter une marchandise. Il s’agit d’une option donnant à son acheteur le droit d’acquérir un actif donné à un prix X au plus tard à une échéance spécifique. Un call s’oppose à un "Put", qui donne à son détenteur le droit de vendre un actif particulier.

Option sur action individuelle

Une option sur une action individuelle sera traitée soit sur un marché organisé, soit sur un marché de gré-à-gré. Parmi toutes les actions cotées localement, seules quelques unes seront doublées d’une option traitée sur un marché organisé. En revanche, la plupart des options cotées se doublent d’une option individualisée qui sera traitée sur le marché de gré-à-gré. Chaque option sur action représente en fait un bloc d’actions (souvent 100 par contrat). Le produit fonctionne comme toute option financière. Si une option sur action individuelle est exercée, son propriétaire recevra les actions sous-jacentes, contrairement aux options sur les indices boursiers, qui sont réglées en espèces. Quel que soit l’objectif de l’option sur action individuelle (spéculatif ou bien lié à un besoin de couverture), sa performance traduira normalement les attentes de la partie ayant initié la transaction (si sa prévision s’avère juste). Une option sur indice boursier est moins exacte, l’objet de la prévision étant un panier d’actions susceptibles d’évoluer dans des directions contradictoires.

Option vendue à découvert

Vente à découvert d’une option. Le vendeur d’un Call "nu" n’a pas de position longue dans l’actif sous-jacent – et le vendeur d’un Put "nu" n’a pas de position courte. Cette stratégie peut s’avérer très lucrative – mais elle est également très risquée.

Opérateurs obligataires

Les opérateurs obligataires travaillent sur leur propre stock d’obligations et effectuent des transactions soit avec le grand public, soit avec des courtiers. Ils encaissent un profit équivalent à l’écart entre le prix acheteur et le prix vendeur des obligations qu’ils traitent. Si votre courtier se propose d’agir en opérateur, cela signifie qu’il vous vendra des obligations qu’il détient déjà en stock. C’est normalement une meilleure affaire pour vous, puisque votre courtier élimine la strate supplémentaire de commissions qu’il doit payer lorsqu’il achète vos obligations auprès d’un autre opérateur.

Ordre instantané / à exécuter au prix du marché

Un ordre qu’un courtier reçoit d’un investisseur qui veut acheter ou vendre un actif tout de suite et au meilleur prix du marché.

Ordre limite

Un ordre par lequel l’acheteur ou le vendeur d’une valeur mobilière ou d’une marchandise établit une échéance ou un prix maximal ou minimal pour une transaction donnée. Le courtier exécutera l’ordre seulement s’il peut respecter cette contrainte de prix ou de temps.

Ordre stop

Le prix auquel une action sera automatiquement vendue pour protéger l’investisseur de pertes à venir. Pour des actions d’une volatilité extrême, un ordre stop est considéré comme vital.

P
 

Quantité de P

Cette indication est cruciale pour l’investisseur. En effet, si un investisseur important se retire d’un fonds, les investisseurs restant dans le fonds peuvent être lésés si le gérant est forcé de vendre rapidement des titres dans un marché peu liquide.

Parts d’un fonds

Papier-valeur correspondant à une part de la fortune d’un fonds.

Participations croisées

Actions détenues par une société chez l’autre et vice et versa.

Passifs circulants

Effets à payer, découvert, et crédit bancaire à court terme.

Performance (surperformance/

sousperformance)

Evolution de la valeur des parts d’un fonds (vers le haut ou vers le bas).

Performance / Volatilité

Rapport entre le gain potentiel et la variation de la valeur des parts d’un fonds. Si cette variation est trop grande, l’investissement présente un risque important.

Perte de la valeur temps

Le processus par lequel la valeur d’une option baisse à mesure que l’option s’approche de son échéance. La perte de la valeur temps est due au fait que l’option approchant de sa date d’échéance, il reste moins de temps pour que le prix de l’actif sous-jacent se comporte comme le voudrait le détenteur de l’option (c-à-d, de façon à ce que celle-ci devienne rentable). Le temps s’épuise, l’espoir aussi…

Peter Lynch

Parmi tous les partisans de la philosophie d’investissement dite de « croissance », Peter Lynch est considéré comme celui qui a le mieux réussi. Il a dirigé Fidelity’s Magellan Fund pendant treize ans, transformant un capital de départ de $20 millions de dollars US en $14 milliards – soit une croissance de 2700% sur la période. Avec un fond si important à gérer (un portefeuille d’environ 14 000 actions !), Lynch ne pouvait pas seulement braquer son regard sur des sociétés qui connaissaient un fort taux de croissance ; c’est cependant avec celles-ci qu’il a eu le plus de succès. Plus tard, il a adapté sa philosophie à l’optique d’un investisseur privé, et a écrit deux livres (ensemble avec John Rothschild) « One Up on Wall Street » (« Prendre le Dessus sur Wall Street ») et « Learn to Earn » (« Apprendre à gagner »).

PIB

Le Produit Intérieur Brut (PIB) d’un pays mesure l’ensemble des flux de biens et services produits dans ce pays au cours d’une période donnée (normalement un an). Le mot "brut" indique que ce calcul comprend la valeur des dépenses en biens d’équipement de substitution. Le mot "intérieur" indique que cette mesure ne tient pas compte des revenus issus des investissements et des avoirs que le pays détient à l’étranger. C’est ce qui distingue le PIB du PNB (le Produit National Brut).

Pic d’activité

Point auquel une société atteint un sommet en termes de commandes et de chiffre d’affaires.

Poids des titres

Voir sous "pondération".

Point de base

Un centième de 1 pour cent, c’est-à-dire 50 points de base = 0,50%, 25 points de base = 0,25%, etc. Les points de base servent à exprimer des différences de rendement infimes. Il est plus facile de dire que le rendement d’une obligation X vaut 10 points de base de plus que celui d’une obligation Y – plutôt que de dire que ce rendement représente un dixième de 1% de plus. On utilise ce terme également pour parler de taux d’intérêt. Un taux d’intérêt de 5,0% est 50 points de base au-dessus d’un taux d’intérêt de 4,5%.

Politique d’attribution du dividende

Un fonds peut choisir de distribuer régulièrement (généralement une fois par année) les éventuels dividendes à ses clients ou de les réinvestir dans la fortune du fonds pour le bénéfice de chacun.

Pondérer (pondération)

Accorder, à un marché (ou à un secteur du marché), un poids relatif plus/moins grand que celui qu’il représente dans l’indice de référence (sur-pondérer/sous-pondérer).

Position

Groupe de titres(actions) détenu par un fonds dans une même société.

Position longue

L’achat et la détention d’un actif dans l’espoir de profiter d’une hausse de son cours. Si vous possédez une valeur mobilière, on dit que vous êtes "long", quelque soit la nature du titre.

Price to book value

Rapport entre le cours des actions d’une société et sa valeur comptable.

Prime de risque

rapport entre le cours des actions d’une société et sa trésorerie.

Prime de conversion (d’une obligation convertible)

Mesure le coût de la possibilité d’échange de l’obligation convertible en action. La prime variera en fonction de l’action à laquelle elle est liée.

Principal (Capital, Valeur nominale)

A moins qu’une obligation ne soit émise au dessus ou en dessous de sa valeur nominale, son principal sera le montant que l’émetteur de l’obligation emprunte. Ce montant renvoie à la valeur au pair (nominale) de l’obligation et c’est le montant qui sera remboursé à l’échéance (Valeur au pair = 100% de la valeur nominale). C’est aussi à partir de ce chiffre que l’on calculera le montant des intérêts (les coupons) payés au détenteur du titre.

Prix d’émission

Prix payé par l’investisseur pour l’acquisition d’une part d’un fonds lors de son lancement.

Prix acheteur

Les cotations des teneurs de marché sont marquées par une fourchette entre le prix acheteur et le prix vendeur. Le prix acheteur est le prix que les teneurs de marché sont prêts à payer pour acquérir un titre donné. Le prix vendeur est le prix auquel ils sont prêts à le vendre.

Prix au comptant

Le prix d’un actif qui doit être livré immédiatement. On oppose cette notion à celle du prix à terme, qui est le prix d’un actif devant être livré à une date fixe dans le futur.

Prix au milieu

Les teneurs d’un marché de valeurs mobilières cotent en utilisant ce qu’on appelle des prix acheteur/vendeur. Le prix acheteur (demandé) est le prix qu’ils sont prêts à payer pour un titre. Le prix vendeur (offert) est le prix auquel ils sont prêts à vendre ce titre. Une fourchette achat-vente de 102-104 signifie que le teneur de marché paierait 102 pour ce titre, et qu’il le vendrait à 104. La différence entre le prix acheteur et le prix vendeur s’appelle la fourchette. Elle représente le profit du teneur de marché (2 points dans notre exemple). Le prix au milieu se trouve, comme son nom l'indique, à mi-chemin entre le prix d’achat et le prix de vente cotés par le teneur de marché; avec notre fourchette 102-104, le prix au milieu se trouve à 103. Le prix au milieu est souvent celui que vous verrez dans les journaux. Mais quand vous achetez ou vendez une valeur mobilière, on cotera un prix acheteur et un prix vendeur.

Prix du marché

Le prix d’un titre financier – le prix auquel la Chambre de Compensation le traitera – sur un marché secondaire. Le prix du marché reflète les achats (la demande) et les ventes (l’offre) des investisseurs.

Prix d’exercice

Le prix auquel une option doit être exercée à un moment donné dans le futur. Lorsque vous achetez une option, vous allez payer (acquitter une prime) pour le privilège de pouvoir acheter ou vendre les actifs sous-jacents à un prix fixe à une date ultérieure. Ce prix est le prix d’exercice.

Prix vendeur

Les cotations des teneurs de marché sont marquées par une fourchette entre le prix acheteur et le prix vendeur. Le prix acheteur est le prix qu’ils seraient prêts à payer pour acquérir un titre donné. Le prix vendeur est le prix auquel ils le vendraient.

Produit National Brut (PNB)

Le Produit National Brut mesure tout ce qu’une économie produit. C’est la somme de la valeur monétaire de tous les biens et services finis produits sur une année par les résidents et ressortissants d’un pays donné, quelle que soit leur domiciliation. La différence entre le PNB et le PIB est que ce dernier n’inclut pas les revenus gagnés à l’étranger. Le PIB est la valeur mercantile des biens et services finis produits à l’intérieur des frontières nationales. La définition ci-dessus du PNB est souvent appellée "PNB nominal", car elle ne tient pas compte de l’inflation. Le "PNB réel" équivaut au PNB nominal ajusté en fonction de l’inflation.

Produits dérivés

Instrument synthétique qui doit reproduire le même profil de rendement que l’investissement ou la transaction qu’il réplique, et ceci sans que l’investisseur soit obligé de débourser la valeur nominale de l’actif sous-jacent. On appelle ces instruments des produits dérivés parce que leur valeur varie en fonction de la performance de l’instrument sous-jacent. Les produits dérivés financiers relèvent des marchés de la dette, des actions et des changes.

Prospectus du fonds

Publication obligatoire émise par la direction d’un fonds pour informer les détenteurs de parts.

Put

Un put est un droit de vente. Une option put est donc une option qui donne à l’acheteur le droit de vendre un actif particulier à un prix donné, au plus tard à une date pré-déterminée. Le put s’oppose à un Call, qui donne à son détenteur le droit d’acheter un actif donné.

Q
 

Quand deux moyennes mobiles se croisent sans effet notable

Terme utilisé par les analystes techniques pour dire qu’une moyenne mobile est tombée en dessous (a "croisé") d’une moyenne mobile plus longue - lorsque ces deux moyennes sont toutes deux en train de baisser. Si les deux moyennes se sont déplacées en parallèle pendant un certain temps avant d’arriver au point de croisement, ce signe est considéré comme précurseur d’un événement beaucoup plus significatif.
R
 

Rachat des parts

Rachat par la direction d’un fonds des parts dont les clients-détenteurs veulent se défaire.

Rapport annuel

Document publié chaque année par une société cotée en bourse, et qui donne une analyse de sa situation financière. Ce rapport, qui doit être distribué à chaque actionnaire, contient une description des opérations de la société, de son bilan et compte de profits, ainsi que toute autre information pertinente.

Rapport inverse entre le prix d’une obligation et son rendement

Pour peu qu’elle ne soit pas assortie d’une option, le prix d’une obligation baissera si le niveau général des taux d’intérêt monte – et vice versa. Il existe un rapport inverse entre le prix d’une obligation et son rendement. Cela tient au fait que le prix d’une obligation est tout simplement la valeur actuelle (la VA) des cash flows qu’elle matérialise. À mesure que le rendement requis par le marché monte, la VA de chacun de ces cash flows, ainsi que celui de l’ensemble des cash flows, diminuera. L’inverse se produit lorsqu’une variation dans le niveau général des taux d’intérêt fait que le marché se satisfait d’un rendement moins élevé.

Ratio sharpe (taux hors risque)

Performance annualisée d’un portefeuille donné, moins la performance d’un actif sans risque (en général, le taux d’intérêt à court terme), divisé par la volatilité annualisée du portefeuille. Le ratio Sharpe met en évidence l’intérêt réel d’un placement risqué par rapport à un placement sans risque (ex. Taux versé sur un carnet d’épargne).

Ratio de rendement d’un dividende

Dividende qu’une société distribue, exprimé en pourcentage de son bénéfice net.

Ratio entre le cours boursier d’une action et le chiffre d’affaires de la société

C’est une autre façon d’évaluer le prix de l’action d’une société à la lumière de sa rentabilité potentielle. Cette mesure n’est pas basée sur les profits d’une entreprise, mais sur ses ventes. Le ratio entre le cours boursier d’une action et le chiffre d’affaires d’une société est généralement utilisé pour évaluer de jeunes entreprises qui connaissent une croissance rapide mais qui font toujours des pertes. Les ventes peuvent être importantes, mais la rentabilité est encore à attendre en raison des dépenses en recherche-développement et en marketing, des coûts associés à une jeune entreprise. Une absence d’historique en termes de rentabilité a pour corollaire une absence de ratio de BPA (EPS) ou de taux de capitalisation (du moins qui seraient statistiquement fiables). C’est pourquoi on utilise les chiffres de vente à la place des profits réalisés pour obtenir des indicateurs sur la rentabilité potentielle de l’affaire.

Ratio entre le cours boursier et la valeur comptable d’une société

Ratio entre le cours boursier et la valeur comptable d’une société – aussi connu sous le nom de « taux de capitalisation boursière de la valeur nette des actifs (VNA)» - il s’agit d’une analyse axée sur la valeur nette des actifs. En tenant compte du cours boursier d’une action, ce ratio permet de comparer une valeur marchande avec une valeur comptable. Cette comparaison est utile - la VAN ne fait qu’identifier une valeur absolue. On calcule ce ratio en divisant la valeur comptable nette des actifs par le prix moyen du marché.

Réflation Inversion intentionnelle de la déflation parune action monétaire du gouvernement.

Rendement

En finance, le rendement, c’est le profit d’un investissement – sous forme de revenus ou de plus-values en capital. Le taux de rendement est un pourcentage qui mesure le taux de gain ou de perte d’un investissement sur une période donnée. Les gains ou les pertes sont mesurés par des taux de rendement respectivement positifs ou négatifs.

Rendement annualisé

Calcul du rendement d’un investissement dont l’échéance dépasse un an. Un rendement annuel annualisé ou moyen se calcule en additionnant chaque année le rendement d’un investissement, et en divisant cette somme par la durée de vie (en années). Ce rendement devra inclure le ré-investissement de dividendes (ou les plus-values en capital distribuées par les SICAV), ainsi que la plus- ou moins-value sur l’investissement originel.

Rendement d’un dividende

Le rendement d’un dividende se calcule en divisant le dernier dividende payé par une société par le cours actuel de son action. Le résultat donne aux investisseurs un chiffre leur permettant de calculer le rendement du placement en fonction des revenus qui en découlent.

Rendement par rapport à l’ensemble des actifs

Le ROTA mesure l’efficacité de la rentabilité opérationnelle globale de l’entreprise. C’est un chiffre qui indique avec quelle efficacité une entreprise utilise ses actifs pour générer des bénéfices opérationnels (avant que les créditeurs et le Fisc prennent leur part). La formule de base est : ROTA = bénéfices avant dettes, intérêts et impôts / moyenne des actifs totaux.

Rendement sur capitaux investis

C’est l’indicateur le plus populaire de la performance financière. Il mesure la capacité de l’entreprise à réaliser des profits pour le compte de ses actionnaires. Le rendement sur capitaux investis se calcule en divisant les bénéfices avant impôt par les fonds propres de la société. Plus précisément : ROE = (bénéfices après intérêts et dividendes préférentiels mais avant impôt) divisé par (moyenne des fonds propres plus toute réserve ou report à nouveau). Il s’agit d’un rapport comptable qui, dans une certaine mesure, ressemble au « bénéfice par action » que l’on trouve sur le marché. Au lieu de diviser les profits par le nombre d’actions émises sur le marché, on les divise par le montant des capitaux qu’un financement par actions a effectivement pu mobiliser pour le compte de l’entreprise. Les fonds propres représentent la valeur comptable de ce que les actionnaires possèdent – la somme des actifs d’une entreprise moins la somme de son passif. Ce ratio indiquant le montant du profit généré par les actifs. Plus les chiffres sont importants, mieux c’est pour les actionnaires de la société.

Rendement à l’échéance

Avec le rendement à l’échéance (YTM), on a un taux d’intérêt permettant de calculer le prix de n’importe quelle obligation (en appliquant l’équation de prix dite de « DCF »). Ce taux ne tiendra pas seulement compte des cashflows générés par l’obligation (dont bien sûr toutes les plus- ou moins-values à l’échéance) mais aussi leurs timing.

Répliquer

Reproduire l’évolution d’un marché donné, en effectuant un choix de valeurs identiques à celles du dit marché (par exemple, répliquer le SMI par le biais d’un fonds signifie que le fonds a sélectionné les mêmes valeurs que l’indice SMI, en leur accordant à chacune la même importance que celle qu’elles ont dans cet indice.

Revenus d’exploitation/excédent brut d’exploitation

Mesure de la rentabilité potentielle des opérations courantes d’une société. Se calcule en soustrayant les coûts des ventes et les dépenses de l’exploitation du chiffre d’affaires. On s’en sert souvent pour évaluer la performance financière d’une société lourdement endettée (qui a donc des frais financiers très onéreux).

Risque

Le risque mesure la variabilité des bénéfices. C’est pourquoi un investissement garantissant certains rendements est moins risqué qu’un investissement aux rendements incertains.

Risque de crédit / de signature

Comme tout risque associé au niveau général des taux d’intérêt, les obligations, qui sont des instruments de dette, sont normalement assorties d’un risque de crédit (risque de signature, de non-paiement). Il y a exception à la règle quand la dette est émise par un gouvernement, dans la mesure où ce n’est pas difficile pour celui-ci d’honorer des engagements libellés dans la devise nationale. Au pire, il pourra toujours rembourser celles-ci en faisant tourner la planche à billets.

Risque de remboursement anticipé

Se dit du risque qu’un émetteur rembourse une valeur mobilière avant l’échéance.

Rotation excessive d’un portefeuille d’actions

C’est ainsi qu’on décrit un rythme accéléré d’achat et de revente d’actions. Le terme est également utilisé à propos d’un courtier-conseiller qui, soit involontairement, soit à dessein, fait trop de transactions au nom de son client. Les agents de change touchent une commission sur chaque transaction, commission qui sera fonction du nombre d’actions échangées multiplié par le prix. Avec le temps, le niveau des commissions perçues s’est stabilisé, et pour gagner de l’argent, les agents de change doivent traiter des volumes de plus en plus importants. Il existe donc une tentation naturelle de faire des transactions dans le seul but de bénéficier de commissions supplémentaires. Cette pratique est illégale, mais difficile à contrôler.

Russell 2000

L’indice du cours des actions des petites entreprises cotées à la Bourse de New-York.

Règlement

Un paiement en espèces de titres et, inversement, une distribution de titres en échange d’espèces, concluant une transaction de titres par leur livraison.

Règlement en espèces

Règlement par espèces plutôt que par livraison physique. Par exemple, un contrat à terme sur indice boursier se règle en espèces (sinon il faudrait livrer chaque action dans l’indice!).

Récépissés américains de dépôt (ADR)

Il s’agit d’un certificat négociable et immatriculé. Émis aux Etats-Unis par une banque américaine, il certifie qu’un certain nombre d’actions étrangères ont été déposées dans l’une des succursales étrangères de cette banque – ou bien, qu’une autre institution financière dans le pays d’origine de ces titres en a la garde. Un "ADR" peut être sponsorisé, mais c’est facultatif. Un ADR non-sponsorisé est un récépissé d’actions étrangères qu’un dépositaire émet sans attendre l’accord préalable de l’émetteur des actions. Depuis 1983 on ne peut émettre des ADR non-sponsorisés que si l’émetteur des actions sous-jacentes fournit certaines informations sur sa société à la Security and Exchange Commission (SEC, la COB américaine). Un ADR sponsorisé est émis par un dépositaire agissant en co-opération avec l’émetteur, et le dépositaire reçoit une commission de ce dernier. Il s’agit d’actions qui sont déjà en circulation, ou bien d’actions ayant spécifiquement été émises lors d’une offre de vente d’ADR aux Etats-Unis. Les ADR sont pratiques pour ceux qui investissent dans les actions d’une société étrangère, et qui veulent acheter, garder ou vendre leurs intérêts dans ces titres étrangers sans être obligés de les posséder physiquement (tout en recevant des dividendes, voire en exerçant un droit de vote). Le détenteur d’un ADR peut à tout moment demander la remise des actions sous-jacentes. Inversement, un ADR permet à une société étrangère dont les actions n’ont pu être cotées en bourse aux Etats-Unis d’accéder aux marchés de capitaux publics aux Etats-Unis. Normalement, seules les actions qui sont déjà traitées officiellement en bourse à l’étranger peuvent être matérialisées sous forme d’ADR.

Réméré

Un accord de rachat (réméré) peut être vu comme un swap financier de court terme, impliquant un échange de liquidités et/ou de titres. Chaque accord de rachat (des rémérés) a un objectif bien précis, mais en tout état de cause, c’est un aspect clé dans un grand nombre de marchés de capitaux, et en particulier dans les marchés de dette publique. Si un détenteur de titres veut maintenir sa position à long terme mais a besoin de liquidités pour une courte période, il peut passer un contrat en réméré dans lequel il vendra ses titres en s’engageant en même temps à les racheter à une date ultérieure (les échéances du rachat étant normalement assez proches). L’objectif est de faire bénéficier le détenteur de titres d’un prêt à court terme nanti sur les titres de dette publique qu’il possède. Dans la plupart des marchés qui ont un système de réméré, ce système est pour eux un moyen peu onéreux, simple et efficace pour se procurer un financement à court terme.

Répartition des actifs

Diversification d’un portefeuille entre différentes catégories d’actifs (actions, obligations, espèces, métaux précieux, titres immobiliers, effets à recevoir….). Chaque catégorie d’actifs se comporte différemment en termes de risque et de rendement. Les actions, à titre d’exemple, offrent la meilleure rémunération, mais sont également les plus risquées. Les obligations sont moins lucratives que les actions, mais offrent davantage de stabilité. Les marchés monétaires offrent des rendements minimes, mais l’investissement initial n’est en principe jamais perdu. Une stratégie de répartition permet de réaliser un mélange optimal de risque et de rendement.

Réplication indicielle

On peut essayer de répliquer un indice en construisant un portefeuille d’investissements qui imite, autant que faire se peut, le comportement de l’indice lui servant de référence. Dans son expression la plus simple, c’est comme si on achetait toutes les actions dans cet indice dans des proportions équivalentes à la pondération de chacune. Mais le coût transactionnel d’un tel achat serait très élevé (il faudrait ré-actualiser le portefeuille chaque fois que l’indice est recomposé….). Il en irait de même pour les coûts d’administration (traitement des ordres, paiement de dividendes..). Pour minimiser ces coûts, les fonds indiciels créent des portefeuilles qui sont plus petits que le panier indiciel en question - mais qui répliquent sa performance. De ce fait, il y aura toujours une petite "erreur de réplication". Mais celle-ci n’aura pas toujours le même biais, se traduisant par des performances tantôt inférieures, tantôt supérieures, aussi l’impact net à long terme devrait être minime. Les fonds indiciels sont d’autant plus "professionnels" et attractifs que la commission sur ce type de produit est bien plus basse (entre 0,5 et 1,0%) que sur un fond "actif" (1,5% en moyenne).

Réputation de solvabilité

Comme tout risque associé au niveau général des taux d’intérêt, les obligations, qui sont des instruments de dette, sont normalement assorties d’un risque de crédit (risque de signature, de non-paiement). Avec la plupart des instruments de dette, les investisseurs doivent évaluer la qualité de la signature de l’émetteur avant de décider si le rendement supplémentaire que cet instrument offre (par rapport au rendement de son barème de référence, c’est-à-dire l’emprunt d’Etat équivalent) est suffisamment élevé. Cependant, la plupart des investisseurs n’ont ni le temps ni le savoir-faire pour effectuer le travail d’analyse qui s’impose. Même les investisseurs disposant des compétences nécessaires ont rarement envie de passer leur temps à analyser toutes les entreprises dans lesquelles ils seraient un jour susceptibles d’investir. En réalité, la plupart des investisseurs se fient (à des degrés divers) aux analyses de crédit effectuées par les agences d’évaluation, qui emploient des analystes hautement qualifiés dans ce domaine. En plus, elles ont accès à des informations privées sur la société en question (ceci constituant une stipulation contractuelle fréquente pour les émetteurs). Les agences ne publient pas toujours toutes les informations qu’elles ont à leur disposition, mais elles en tiendront compte dans leur évaluation finale. De ce fait, ce sont elles qui produisent d’habitude les meilleures évaluations de crédit. Les deux agences d’évaluation les plus connues s’appellent Standard & Poors et Moody’s.

Résistance

Dans l’analyse technique, c’est une zone de résistance qui empêche la continuation d’un mouvement à la hausse (c’est donc le contraire d’une zone de soutien). Cette zone est concrétisée par une hausse de marché antérieure qui avait créé un écueil suffisamment important au-dessus du prix actuel pour enrayer toute hausse supplémentaire. Les zones de soutien et de résistance sont souvent situées aux alentours d’un chiffre rond. Un niveau de résistance occasionne une pause dans une tendance haussière. En général, le marché finit par franchir ce seuil. Dès qu’une baisse des prix pénètre un niveau de soutien ou dès qu’une hausse des prix pénètre un niveau de résistance, ils renversent potentiellement leur rôle et deviennent l’opposé, c’est-à-dire que l’ancien niveau de soutien devient le nouveau niveau de résistance et l’ancien niveau de résistance devient le nouveau niveau de soutien. Ces niveaux peuvent également être utilisés pour repérer un renversement de tendance, lorsque par exemple il y a pénétration d’un ancien niveau de soutien dans le cadre d’une tendance à la hausse, ou pénétration d’un ancien niveau de résistance dans le cadre d’une tendance à la baisse.

S
 

Sauveur

Une société soumise à une OPA inamicale peut se tourner vers une autre société qu’elle considère comme étant plus amicale afin que cette dernière fasse à son tour un nouvel appel d’offre. La société amicale sera appelée sauveur, voire chevalier blanc.

SEATS PLUS

Le SEATS PLUS (Stock Exchange Alternative Service – Service Alternatif de la Bourse) est un système qui permet de voir les cotations et/ou les ordres fermes passés sur le marché. Il affiche les cotations actuelles des teneurs du marché, les ordres passés par les membres de la Bourse, et d’autres informations sur une société et sur ses opérations.

Segments de capitalisation

Les Large Caps, les Mid Caps et les Small Caps correspondent à des segments de capitalisation.

Sensibilité (ou delta)

Mesure du rapport entre la hausse d’une obligation et celle de l’action sur laquelle elle est basée, un delta de 50 % signifie que l’obligation convertible verra sa valeur augmenter deux fois moins vite que l’action sous-jacente.

Sensibilité anticyclique

Propension à aller contre le consensus.

SETS

Le SETS (Stock Exchange Electronic System - Système de commerce électronique de la Bourse) est également connu sous le nom d' "Enregistrement des ordres - The order book". Il s'agit d'un système de commerce électronique qui compense les ordres d'achat et de vente au meilleur prix disponible. Des sociétés membres de la Bourse de Londres entrent des ordres d'achat ou de vente dans un système qui affiche ces ordres à tous les autres membres. Les sociétés membres peuvent voir de nombreuses transactions se conclure à des prix différents, ce qui leur permet de se faire une idée de l'état du marché. Ce système n'exécute pas toutes les transactions liées aux valeurs figurant dans le SETS. Néanmoins le SETS constitue un barème de référence pour le prix d'une action, et à peu près 75% des transactions traitées par le SETS découlent du prix des ordres que le système enregistre.

SICAV

Contrairement aux fonds communs de placement, une SICAV dispose d’une structure d’entreprise. Son capital variera au gré des ventes et achats de ses parts. On trouve beaucoup de SICAV en Europe et aux Etats-Unis. Elles viennent d’être autorisées au Royaume Uni.

SICAV (Société d’investissement à capital variable)

Véhicule de placement collectif à capital variable (dit "open ended fund" aux USA, "unit trust" en GB) qui investit principalement dans des actions ou des obligations qui ont été émises par des sociétés anonymes ou par les pouvoirs publics. C’est une bonne opportunité pour un petit investisseur qui veut diversifier son portefeuille. Tout investisseur souhaitant placer ses fonds dans une SICAV achètera tout simplement les nouvelles parts émises par ce fond, qui grandit alors. Les vendeurs peuvent seulement revendre leurs parts à la SICAV elle-même, auquel cas le fonds se rétrécit. Normalement les SICAV sont gérées par des sociétés spécialisées.

Small Cap

Société dont la capitalisation est petite (par rapport au marché boursier sur lequel elle est traitée).

SMI (Swiss Market Index)

Le SMI est l’indice des Large Caps helvétiques (env. 40 valeurs).

Société de croissance

Entreprise à fort potentiel d’augmentation des bénéfices.

Société de Gestion

Elle est chargée de gérer un fonds selon la politique de gestion adoptée par la direction du fonds (dont elle peut être totalement indépendante).

Société de placement d’investissements

Une société de placement d’investissements est une entreprise cotée en bourse. Sa mission est d’investir dans des actions émises par d’autres sociétés. En achetant des parts dans une société de placement d’investissements, l’investisseur cherche à avoir accès à un éventail d’actions plus large. Les sociétés de ce type se spécialisent dans des placements différents.

Société d’investissement multi-catégories

Une société d’investissements qui comprend au minimum deux catégories de valeurs. En général il s’agit de titres dont la profitabilité se mesure soit en termes des revenus qu’ils génèrent soit par rapport aux plus-values en capital qu’ils créent. On peut également inclure des actions préférentielles à zéro dividende, des actions préférentielles dont le dividende promis croîtra d’une année à l’autre, et des actions ordinaires assorties d’un levier élevé.

Société d’investissement à capital fixe

Connu également sous le nom de "fonds d'investissement". Comme toute société inscrite à la cote, les actions d'un fonds d'investissement s'échangent librement. Leur nombre étant limité (à moins que le fonds n'en émette à nouveau suite à une augmentation de capital), la valeur objective de chacune est la valeur totale du portefeuille, divisée par le nombre d'actions en circulation. Tout investisseur souhaitant prendre une participation ultérieure dans le capital du fonds devra acheter ses actions au marché secondaire. Un fond commun de placement, en revanche, ne limite pas le nombre d'actions en circulation.

Sous-jacentes

se dit des valeurs sur lesquelles repose un investissement (par exemple, les actions suisses pour les fonds en actions suisses).

Soutien

Le contraire d’une zone de résistance. Dans l’analyse technique, il s’agit d’une zone en dessous du prix actuel du marché – un plancher où il existe un pouvoir d’achat suffisamment fort pour enrayer toute baisse additionnelle dans le prix du marché. Les zones de soutien ou de résistance sont souvent situées aux alentours d’un chiffre rond. Un niveau de soutien occasionne une pause dans les tendances baissières. En général, le marché finit par franchir ce seuil. Dès qu’une baisse des prix pénètre un niveau de soutien ou dès qu’une hausse des prix pénètre un niveau de résistance, ils renversent potentiellement leur rôle, l’ancien niveau de soutien devient le nouveau niveau de résistance et l’ancien niveau de résistance devient le nouveau niveau de soutien. Ils peuvent également être utilisés pour repérer un renversement de tendance, lorsque par exemple il y a pénétration d’un ancien niveau de soutien dans le cadre d’une tendance à la hausse, ou pénétration d’un ancien niveau de résistance dans le cadre d’une tendance à la baisse.

S&P 500

Indice des 500 premières sociétés américaines calculé par la société d’évaluation financière Standard & Poor.

SPI (Swiss Performance Index)

Le SPI est l’indice de tous les titres cotés à la Bourse Suisse.

Spin-off

Suite au démantèlement d’une grande société, naissance d’une société juridiquement et économiquement indépendante.

Start up

Démarrage d’une nouvelle société.

Stock-picking

Sélection des actions sur un marché.

Stratégie de couverture

Stratégie où l'on cherche à compenser le risque associé à un investissement en faisant une deuxième transaction qui combine des positions longues et/ou courtes en valeurs mobilières, options ou marchandises, et ceci précisément afin de réduire le risque de la première position. Pour ce faire, on utilise normalement des produits dérivés. Si vous détenez une action donnée, vous pouvez acheter un put (voir "Put"= "option de vente") que vous y adosserez. Cela vous coûtera de l'argent et accroîtra la valeur comptable de votre portefeuille, mais si le cours de l'action baisse, la valeur de l'option montera pour compenser votre perte sur l'action elle-même.

Stratégie d’investissement axée sur les perspectives de croissance d’une société

De toutes les stratégies faisant partie de l'approche dite de "sélection d'actions" (stock picking), c'est la plus répandue. Dans cette vision, c'est la croissance des profits d'une société qui crée de la valeur pour ses actionnaires. Les résultats opérationnels nets appartiennent aux actionnaires et peuvent être soit distribués sous forme de dividendes, soit ré-investis pour financer l'expansion de la société. Les investisseurs achèteront les actions d'une société si l'accélération de son taux de croissance est vraisemblable. Par ces achats, ils renforcent sa capitalisation boursière, jusqu'à ce que celle-ci traduise la hausse anticipée de rentabilité. Le marché tend donc à faire monter les cours boursiers des actions de sociétés qui affichent une rentabilité croissante. Les investisseurs qui donnent priorité à "la croissance" auront tendance à acheter des actions déjà porteuses. Leur slogan est : "le succès engendre le succès." L'astuce est de trouver des sociétés qui feront encore mieux que ce que le reste du marché anticipe. Une approche dite de "sélection d'actions", axée sur cette notion de "croissance", s'oppose d'habitude à une approche fondée sur la notion de "valeur". Cette dernière met l'accent sur les "bonnes affaires", c'est-à-dire des actions délaissées et dont les cours boursiers sont loin de refléter la rentabilité potentielle de l'entreprise en question. Les adeptes de la méthode de "croissance" s'intéressent beaucoup plus au prix du marché. Ils ne rechignent pas à faire des choix "évidents". Ce ne sont pas des investisseurs qui préfèrent faire le contraire de ce que le reste du marché fait ("investisseurs à contre courant"), c'est-à-dire, qui choisissent des actions que la plupart des autres intervenants méprisent. Au contraire, ils estiment que certaines sociétés sont bon marché, quel que soit leur cours.

Stratégie d’investissement centrée sur la valeur des actions

Une approche axée sur la "valeur" des actions s'applique à des sociétés dont les actions sont négociées en dessous de leur valeur réelle. Des investisseurs en quête de "valeur" feront le contraire du reste du marché, allant à contre courant du troupeau, évitant les actions en hausse et analysant les actions en baisse pour en tirer le meilleur parti. Une recherche axée sur la valeur signifie que l'on étudie des titres actuellement négligés - des affaires qui peuvent générer de biens meilleurs rendements pour les actionnaires que ce que le prix du marché laisse penser.

Structure de détenteurs de parts

Répartition des détenteurs de parts d’un fonds entre investisseurs privés et institutionnels.

Success Fee

Littéralement "prime de succès". Commission accordée à un gestionnaire pour ses résultats et proportionnelle à ces derniers.

Success story

Evolution généralement rapide et spectaculaire d’une entreprise vers le succès.

Suracheté

Décrire un marché où l’on estime que les prix ont trop monté compte tenu des facteurs sous-jacents (et où on s’attend à une correction vers le bas).

Surcote de consolidation

Il s’agit de la prime supérieure à la valeur nette des actifs d’une société qu’un acquéreur potentiel est prêt à payer. Cette prime reflète certains aspects non-quantifiables de la société en question, comme la fidélité de ses clients de longue date, l’ambiance au travail, et sa réputation. La surcote de consolidation se trouve dans un bilan sous forme chiffrée - mais il est extrêmement difficile de la définir.

Surexposition

Risque découlant d’une trop grande part accordée à une classe d’actifs donnée.

Survendu

Décrit un marché où l’on estime que les prix ont trop baissé compte tenu des facteurs sous-jacents à leur formation (un marché où on s’attend à une remontée des prix).

Swap / échange financier

Un swap est un contrat entre deux parties où chaque partie assume, sur une période de temps donnée, certains paiements d’intérêts dont l’autre partie est redevable. Il existe deux types de transaction swap : un swap dans une seule devise et un swap de devises croisées. Un swap dans une seule devise est un accord entre deux parties pour échanger la valeur notionnelle sur laquelle sont calculés les intérêts que chacun paie – le tout étant calculé par rapport à une même valeur nominale dans une seule devise. Un swap de devises croisées est un accord entre deux parties pour échanger la valeur notionnelle sur laquelle sont calculés les intérêts que chacun paie – le tout étant calculé par rapport à deux valeurs nominales dans deux devises différentes. Il est important de savoir qu’avec les swaps de devises croisées, en plus d’un échange de flux lié aux taux d’intérêt dont chacun est redevable (ou lié au versement des coupons dont une obligation est assortie), le principal de la dette sera également swapé à échéance.

Système de cotation automatisé

Le SEAQ (Stock Exchange Automated Quotation system – Système Boursier de Cotation Automatisée) affiche les prix et volumes maximaux auxquels les intermédiaires enregistrés à la Bourse de Londres sont prêts à traiter. Ces chiffres sont constamment actualisés au cours de la journée. Les meilleurs prix d’achat et d’offre sont affichés sur ce qu’on appelle le bordereau jaune. Le SEAQ n’est pas un système électronique : les sociétés membres l’utilisent pour s’informer sur les prix. Ils prennent contact ensuite avec l’intermédiaire approprié par téléphone pour conclure l’affaire. Une fois exécutée, cette transaction sera annoncée par le biais du SEAQ.

Système international de cotation automatisé

Le SEAQ International (Stock Exchange Automated Quotation System – Système Boursier de Cotation Automatisée) est un système servant à afficher les valeurs internationales. Un certain nombre d’intermédiaires affichent les prix et les volumes maximaux auxquels ils sont prêts à traiter, la meilleure offre d’achat et de vente figurant sur ce qu’on appelle le bordereau jaune. Les actions cotées sur le SEAQ (I) sont normalement listées dans la devise nationale du pays d’origine de la société considérée. Une fois traitées, ces actions sont compensées dans le système local.

Système transactionnel dont le point de départ est une cotation faite par un intervenant professionnel

Il s’agit d’un système (généralement d’ordre électronique) utilisé sur les marchés boursiers au sein desquels les prix découlent dans un premier temps des cotations faites par des opérateurs ou par des teneurs du marché. C’est l’opposé d’un système basé sur les ordres de vente ou d’achat - où les prix et les titres réagissent d’abord aux ordres des clients. Dans les deux cas, la valeur du marché prévaut en dernière instance.

Séries d’options

Les prix des diverses options cotées sur une même valeur mobilière. Si le prix d’exercice varie, c’est l’échéance qui reste constante – sinon c’est le contraire.

Un "straddle" ("une opération à cheval")

Un straddle est une stratégie d'option. Créer un straddle signifie acheter une option d'achat et une option de vente sur un même titre, au même prix d'exercice et avec la même échéance. Moyennant le paiement de deux petites primes d'option, un straddle donne à son acquéreur le droit d'acheter mais aussi de vendre une action à prix fixe le jour où l'affaire est conclue. Si le prix de l'action évolue beaucoup par rapport à son prix le jour où cette stratégie avait été mise en place, l'option en dehors la monnaie sera caduque. Dans ce cas, l'option dans la monnaie sera exercée et on pourra réaliser un profit immédiat en inversant la position longue ou courte de l'action.

T
 

T.Rowe Price

Avec Benjamin Graham, T. Rowe Price a été l'un des premiers investisseurs à développer une approche rigoureuse et systématique des investissements en actions. Il est considéré comme le père de l'école d'investissement axée sur la "croissance" d'une société. Le Krach de 1929 à Wall Street et la Grande Dépression des années 1930 avaient dissuadé les partisans d'une stratégie de croissance. Voyant que la rentabilité générale des entreprises allait remonter, T.Rowe Price a popularisé l'idée qu'une société dont les bénéfices sont en augmentation peut créer un cercle virtueux de sorte que son expansion finisse par s'alimenter toute seule. Price a insisté sur la nécessité de trouver les leaders industriels de demain. Il s'agit d'une approche classique, où le salut d'une organisation découle de ses instances dirigeantes. Selon lui, il faut trouver les secteurs industriels ayant les meilleures perspectives - et regarder les entreprises dominantes dans ces secteurs. Les signaux clés sont des marges de profit élevées et croissantes, et des hausses de BPA (EPS) supérieures à la moyenne. Toutefois Price s'est surtout concentré sur des facteurs qualititatifs, il s'agissait pour lui de trouver les avantages compétitifs qui allaient assurer une maîtrise du marché (par les produits et par l'organisation). Les preuves incontestables de cette maîtrise seraient un bilan fort et des ratios efficaces.

Taux de capitalisation boursière

Pour obtenir le taux de capitalisation boursière (le PER), les bénéfices par action des douze derniers mois sont divisés par les cours de cette action au cours de cette même période. Ceci permet de chiffrer à combien le marché évalue le potentiel de croissance de la société. Un taux de capitalisation "haut" ou "bas" n'a de sens qu'en comparaison avec d'autres taux de capitalisation. Les comparaisons doivent se faire par rapport au marché actuel, et par rapport aux moyennes sectorielles. Si de nombreux investisseurs se ruent à la Bourse (pour y acheter des obligations, faire des dépôts, ou acquérir des investissements alternatifs comme l'immobilier), cela signifie souvent que la plupart des taux de capitalisation sont historiquement élevés. Il faut donc regarder les moyennes du marché ou d'un secteur donné, et y ajouter 5 points comme indicateur de départ. Un taux de capitalisation de plus 10 point traduira alors un grand enthousiasme (un élan psychologique) ; de moins 5 points un manque d'enthousiasme ; et de moins 10 points une aversion indéniable (un désaveu psychologique).

Taux de couverture du dividende

Il s’agit du nombre de fois où les profits disponibles d’une société couvriront les sommes nécessaires pour le paiement du dividende. Ce taux reflète le cash flow non affecté dont une société dispose, et de ce fait la sécurité de son dividende. Un ratio d’au moins deux à un est considéré comme confortable, alors qu’un ratio inférieur à 1,5 à 1 est risqué.

Taux fixe(s)

Souvent synonyme d’obligation. Les valeurs mobilières à taux fixe représentent une forme de créance qui rapporte des intérêts annuels (jusqu’au remboursement à échéance de la dette).

Taux interbancaires

Dans un sens, le taux d’intérêt du marché interbancaire traduit l’adéquation entre la demande et l’offre sur le marché monétaire. L’achat de fonds interbancaires finance les crédits consentis, voire les achats d’instruments de dette. Il s’agit également d’une alternative à la vente de certificats de dépôt.

Taux hors risque

En général, rendement du marché monétaire proche du taux versé sur les carnets d’épargne et considéré comme étant le rendement minimum possible.

Teneur de marché

Un teneur de marché est un opérateur qui se déclare prêt à acheter et à vendre un titre à tout moment, à afficher ses prix, et donc à créer un marché secondaire (avec l’aide d’une coterie de courtiers pourvoyant un accès à ce marché à tout un réseau d’investisseurs dispersés qui pourraient s’y intéresser). Un marché secondaire crée de la liquidité dans la mesure où les activités des teneurs de marché permettent aux investisseurs, le cas échéant, de revendre leurs actifs financiers contre espèces – rapidement, et au prix d’aujourd’hui. Les teneurs de marché travaillent soit pour le compte de leur clients, soit pour leur propre compte.

Ter (total expense ratio)

Totalité des frais de fonctionnement déduits sur les parts de fonds, équivalent aux frais de gestion, aux droit de garde, aux frais de révision, etc. Seuls les frais de courtage ne sont pas compris dans ce calcul. Le Ter est l’unique valeur permettant vraiment de comparer les performances des fonds entre eux.

Terme (court/long)

Période correspondant à la durée d’un investissement ou à l’observation d’un marché.

Tête et épaules

Parmi toutes les représentations graphiques de l’école d’analyse technique, le plus connu parmi les signes annonciateurs d’un renversement majeur de tendance est celui que l’on appelle "tête et épaules". Cette formation se compose de trois lignes ascendantes, dont deux épaules sur le côté, et une tête au milieu (légèrement au-dessus des épaules). Elle annonce la fin d’une longue tendance à la hausse. De même, une formation "tête et épaules" renversée est composée de deux épaules sur le côté (dirigées vers le bas cette fois-ci) avec une tête descendante au milieu (légèrement en dessous des épaules). Les analystes considèrent que le renversement de tendance qui suit l’apparition de cette formation commence à se faire sentir dès que le prix du marché franchit l’épaule droite. Une formation de tête et épaules renversées signale la fin d’une longue tendance à la baisse.

Theta

Le theta mesure la valeur temps qu’une option perd quotidiennement. Avec le temps, les options perdent de la valeur - le theta témoigne de la vitesse de cette perte. Il s’agit d’une érosion inéluctable, quotidienne, s’appliquant aussi bien aux options d’achat que de vente. Pour toute option, le theta constitue un facteur négatif. NB: cette érosion ne se fait pas de manière linéaire. Elle s’accélère à mesure que l’option s’approche de son échéance. Pour peu qu’une option soit à la monnaie, le theta atteindra son maximum juste avant l’échéance.

Théorie de Dow

Charles Dow a jeté les bases de l’analyse technique dans les années 1900. La théorie de Dow contient six postulats: 1) Les moyennes escomptent tout ce que le marché sait. 2)Le marché se compose de trois tendances (primaire, secondaire, mineure). 3) Les tendances primaires ont trois phases. 4) Les moyennes doivent se confirmer réciproquement. 5) Le volume doit confirmer la tendance. 6) Une tendance reste intacte jusqu’à ce qu’elle donne un signe clair de changement de direction.

Théorie du portefeuille

Développée à l’origine par Harry Markovitz au début des années 1950, la théorie du portefeuille – parfois appelée Théorie moderne du portefeuille – fournit aux investisseurs un cadre mathématique qui leur permet de minimiser leurs risques et de maximiser leurs bénéfices. L’essentiel de la théorie est qu’on peut réduire ses risques en diversifiant ses participations et que les rendements que l’on peut atteindre sont fonction du risque anticipé.

Titre nominatif

Un titre dont le nom du propriétaire est enregistré dans un registre gardé par le mandataire de l’émetteur. Le transfert de propriété ne peut avoir lieu qu’avec le consentement du propriétaire.

Titres

De nos jours, une grande partie de la dette en circulation dans les économies modernes se matérialise sous la forme de titres négociables et nantis. On vend des titres de dette (payant des intérêts en sus) sur un marché primaire –on transfère ainsi des fonds excédentaires vers des secteurs déficitaires. Ce genre de titre constitue un droit négociable sur l’entité économique qui contracte l’emprunt.

Top down

Style de gestion qui met l’accent sur la sélection des régions et sur l’analyse macro-économique.

Transaction d’initiés

Achat ou vente des actions d’une société lorsque l’une des personnes participant à cette transaction connaît des informations essentielles sur la société - informations qui n’ont pas été publiées, et qui sont de nature à influencer le cours boursier de l’action (au profit de l’initié). Par exemple, si le directeur d’une entreprise vous confie, en toute confiance, que celle-ci vient de signer un énorme contrat – et si personne d’autre n’est au courant de cet événement. Le directeur est un initié, et puisqu’il vous a donné cette information, vous en êtes un aussi. Ce n’est pas illégal, à moins que l’un de vous deux, avant l’annonce publique dudit contrat, achète les actions de la société, ou encourage d’autres à le faire – auquel cas il s’agit bien d’une transaction d’initiés.

Transactions faites par le directeur d’une société

Vente ou achat des actions d’une société par l’un de ses directeurs – lorsque cette opération est tout à fait légale. Ces opérations sont rigoureusement contrôlées, car un directeur connait beaucoup mieux l’état de santé de sa société que le reste du marché. Quand un directeur achète un nombre croissant d’actions dans sa propre société, cela peut parfois s’interpréter comme un signe optimiste pour l’avenir de ladite société. De même, s’il vend ses actions, cela peut parfois s’interpréter comme un signe pessimiste (le lien étant cependant moins certain dans ce cas-là). Les directeurs ont tendance à échanger les actions de leurs sociétés à des périodes bien précises dans l’année. Aussi est-il souvent interdit à un directeur d’échanger les actions de sa société dans les six semaines qui précèdent l’annonce des résultats annuels.

Transactions obligataires

Activité intense d’achat ou de vente d’obligations, afin de profiter des variations du prix à court terme. C’est le contraire d’un achat d’obligation considéré comme un investissement à long terme. Les marchés obligataires les plus actifs sont les marchés "gouvernementaux". Cela tient à la similarité de leur volume, liquidité et homogénéité.

Transparence

Capacité d’une entreprise à donner volontairement des informations financières de facon détaillée et régulière sur elle-même.

True and fair
Principe d’honnêteté et de clarté dans la présentation des informations comptables.
U
 
Univers d’investissement

Marché géographique, secteur économique ou classe d’actifs dans lesquels on positionne un titre ou un fonds.

Utilisation des capacités productives

Mesure de l’utilisation effective des capacités productives d’un pays. Ce sont les "capacités durables" qu’on essaie de déterminer. Il s’agit en fait de la production supplémentaire qu’on peut encore tirer de l’appareil productif existant, en agissant sur le nombre d’heures travaillées, la durée pendant laquelle la machine peut tourner à pleines capacités avant de tomber en panne, les zones où les biens finis seront entreposés, etc. Quand une économie tourne à 100% ou presque, la demande supplémentaire imposée aux fabricants engendre, dans la plupart des cas, une inflation fixée par les prix des producteurs.

V
 

Valeur actionnariale

Principe qui privilégie le rendement des actions et, par extension, l’importance de l’actionnaire.

Valeur au pair

La valeur au pair est la valeur nominale d’une action. La plupart des entreprises mettent la valeur nominale de leurs actions en dessous de son prix de marché. La valeur nominale d’une action ne nous dit donc rien sur sa valeur marchande.

Valeur comptable

Différence entre les actifs et les passifs d’une société, exprimée normalement en valeur par action. La valeur comptable est tout ce qui revient aux actionnaires si la société est vendue et ses dettes remboursées. Elle inclut tout l’argent investi dans la société depuis sa création, ainsi que le total des ses reports à nouveau. On la calcule en soustrayant le total des passifs du total des actifs, et en divisant le résultat par le nombre d’actions en circulation.

Valeur d’un tic

Le changement minimum du prix d’un instrument coté.

Valeur intrinsèque

La différence entre le prix d’exercice d’une option et la valeur de marché de l’actif sous-jacent. Les options qui sont dans la monnaie ou en dehors la monnaie n’ont pas de valeur intrinsèque.

Valeur mobilière nantie sur portefeuille d’actifs

Instrument de dette assorti d’un nantissement constitué d’un ensemble d’actifs spécifiques ayant été réservés à cet effet.

Valeur nette d’un actif

La valeur comptable des actifs nets d’une société, divisée par le nombre d’actions en circulation. La valeur nette des actifs (VNA) est la valeur comptable pour chaque action – un indicateur objectif de ce que vaut une action. C’est également la valeur tangible des avoirs que les actionnaires possèdent.

Valeur Nette d’inventaire

NAV (Net Asset Value), elle correspond à l’actif net du fonds divisé par le nombre de ses parts. Elle sert de base au calcul du prix d’achat ou de vente.

Valeur nominale

La valeur attribuée à une action lorsqu’elle vient d’être émise par une société. La valeur nominale d’une action n’a aucun rapport avec sa valeur marchande.

Valeur nominale (obligation)

La valeur nominale d’une obligation est la somme d’argent que l’émetteur emprunte (à moins que l’obligation ne soit émise au-dessus ou en dessous du "pair", c’est-à-dire à 100% de sa valeur nominale). Il s’agit alors du montant qu’il faudra rembourser à l’échéance. C’est également à partir de cette valeur nominale qu’on calcule le montant du coupon (les intérêts) à payer au détenteur de l’obligation. La valeur nominale d’une obligation ne change jamais. Il ne faut pas confondre la valeur nominale avec le prix d’émission (une obligation pouvant être escomptée, voire assortie d’une prime d’émission) ou avec le prix de marché.

Valeurs principales/ secondaires

Autres applications pour Large Caps (principales) et Small & Mid Caps (secondaires).

Valeurs de croissance

Les actions d’entreprise à fort potentiel de développement.

Valeur temps (d’une option)

La valeur temps d’une option est la survaleur que le marché lui attribue en sus de sa valeur intrinsèque. C’est un peu l’équivalent de la valeur de l’avantage théorique qu’une option octroie à son détenteur (celui-ci pouvant éventuellement profiter d’une variation favorable dans le prix de l’actif sous-jacent). La valorisation que le marché attribuera à cette valeur temps sera fonction d’un certain nombre de facteurs: sa date d’échéance, la volatilité du prix du produit sous-jacent, le taux d’intérêt sans risque et les dividendes que l’on anticipe.

Valeur temps de l’argent

La plupart des transactions financières impliquent une série de cash-flows – réguliers ou irréguliers – au cours d’une période donnée. Le concept de base utilisé pour évaluer ces cash-flows est celui de la valeur temps de l’argent. Si vous avez le choix entre avoir £100 aujourd’hui et £100 demain, vous préférez en général les avoir tout de suite. Si vous avez le choix entre un paiement de £100 aujourd’hui et £100 demain, vous préférez en général payer £100 plus tard. Des espèces reçues aujourd’hui valent presque toujours plus que le même montant reçu à une date ultérieure. Pour cette raison – parmi d’autres – si vous prêtez de l’argent à quelqu’un, vous vous attendez à recevoir un paiement d’intérêts jusqu’à ce que ce prêt soit remboursé.

Valeurs boursières

Une société qui cherche des fonds externes pour ses projets d’investissement a deux possibilités: elle peut soit emprunter ces fonds, soit émettre des actions. En terminologie financière, on appelle les actions "fonds propres", l’endettement "capitaux empruntés". Il existe une différence fondamentale entre fonds propres et capitaux externes:

  1. Le premier représente un titre de propriété– vous achetez une participation dans le capital de la société, vous ne lui prêtez pas d’argent.
  2. Un acheteur d’obligations (en fait, un prêteur) a droit à un paiement régulier d’intérêts et peut même exiger que la société émettrice soit mise en faillite si ces intérêts ne sont pas payés. En principe, un actionnaire n’a droit à aucun paiement régulier. Même si la plupart des actions stipulent le paiement d’un dividende en espèces, cette distribution reste toutefois à la discrétion des directeurs de la société considérée.

Lorsque vous achetez les actions d’une société, vous devenez donc l’un de ses propriétaires. En tant que tel, vous participez aux profits qu’elle dégage.

Valeurs mobilières qu’on peut échanger sur le marché de gré-à-gré

Titres qui ne sont pas cotés sur des marchés organisés, et qui se traitent au téléphone ou par un réseau informatique reliant les opérateurs intéressés. Le plus connu est le NASDAQ.

Valeurs sûres

Actions de sociétés connues pour avoir un long historique de rentabilité et de distribution de dividendes. Les valeurs sûres tendent à être de taille importante, stables, et renommées.

Variance

Un chiffre qui définit dans quelle mesure une série de nombres varie par rapport à leur moyenne.

Vega

Le vega d’une option mesure la sensibilité de son prix aux variations de la volatilité de l’actif sous-jacent. Plus la volatilité de l’instrument sous-jacent est grande, plus l’option a des chances de finir dans la monnaie avant son échéance - ce qui signifie que toute option tendra à être valorisée à mesure que sa volatilité augmente. Le vega traduit l’augmentation en valeur à laquelle on peut s’attendre si la volatilité du marché monte d’un point.

Vendeur d’option

Le vendeur d’un Call (option d’achat) garantit qu’il vendra l’actif sous-jacent à cette option à un prix fixe au plus tard à la date d’échéance. Le vendeur d’un Put (option de vente) garantit qu’il achètera l’actif sous-jacent à cette option à un prix fixe au plus tard à la date d’échéance. En contrepartie, ces vendeurs encaisseront une prime.

Vente à découvert

Vendre un actif que le vendeur ne possède pas au moment de cette vente dans l’espoir de faire un profit en rachetant ultérieurement cet actif à un prix inférieur.

Ventes aux enchères organisées par des banques centrales

Processus d’achat ou de vente d’instruments à court terme, organisé par la banque centrale afin d’ajuster le niveau de liquidité qui sera mis à la disposition des banques commerciales. En vendant des instruments à court terme, la banque centrale fait une ponction de liquidités, puisque celles-ci seront transférées depuis les réserves opérationnelles des banques commerciales sur le compte de la banque centrale. En achetant des instruments à court terme, la banque centrale ajoute à la liquidité du marché, faisant gonfler les réserves opérationnelles des banques commerciales. Cette offre accrue de monnaie se traduit par une baisse du taux interbancaire et par une hausse généralisée des crédits consentis et des titres achetés, les moyens de financement étant devenus plus abondants et moins chers. Une autre conséquence de cette offre de monnaie par la banque centrale est la baisse du niveau des rendements. Inversement, si la banque centrale vend des instruments à court terme, c’est l’effet contraire qui se produit.

Volatilité

La volatilité mesure la variabilité des rendements sur une période de temps choisie. Elle montre dans quelle mesure les prix quotidiens/mensuels/annuels s’écartent de la moyenne. Un faible pourcentage de volatilité signifie qu’un prix est resté proche de la moyenne. Inversement, un fort pourcentage de volatilité signifie qu’un prix a beaucoup chuté et/ou grimpé au cours de la période. La volatilité est donc une façon de mesurer l’incertitude du marché – les investisseurs continuent de changer d’avis quant à la valeur de l’action, ce qui reflète l’incertitude entourant les profits potentiels de la société. En tant que tel, c’est un excellent indicateur du niveau de risque de l’investissement.

Volatilité annualisée

La volatilité est habituellement calculée en mesurant l’écart type des performances mensuelles (ou hebdomadaires) pendant une période donnée. Cette valeur doit ensuite être annualisée pour pouvoir être comparée à un rendement annuel.

Volatilité historique

On fait un distinguo entre volatilité historique et volatilité implicite. La première est un chiffre dérivé des prix historiques calculés sur toute une série de périodes (60 jours, 90 jours, 6 mois, etc.) On peut ajuster ce chiffre pour pondérer davantage les récentes variations de prix. Il existe plusieurs possibilités en la matière. L’inconvénient de la volatilité historique, quel que soit son mode de calcul, c’est qu’elle décrit le passé plutôt que l’avenir. C’est ici que la volatilité implicite s’avère utile, car elle se déduit du prix du marché d’une option. La corrélation entre volatilité historique et implicite est souvent un sujet d’étude.

Volatilité implicite

Un chiffre dérivé du prix du marché d’une option. On peut analyser la volatilité implicite comme une mesure du risque d’un instrument ou d’un portefeuille au jour d’aujourd’hui, et non pas à un moment donné du passé (ce qui serait la volatilité historique).

Volume

Le nombre total d’instruments financiers individuels négociés durant une certaine période (heure, jour, semaine, mois, etc.). L’analyse du volume est un aspect important de l’analyse technique. Une augmentation des volumes lorsqu’un marché évolue dans le même sens que la tendance de fond confirme ladite tendance. On observe souvent de faibles niveaux de volumes au cours des périodes de consolidation (lorsque les prix évoluent à l’intérieur d’une fourchette étroite) et au cours des périodes indécises. C’est lorsque le marché atteint ses niveaux les plus hauts que les volumes peuvent être importants; quand les intervenants pensent que les prix monteront plus qu’ils ne l’ont déjà fait ; ou au début de nouvelles tendances (après une rupture intervenue dans une période de consolidation).

W
 

Wall Street

Rue de New York où se situe la Bourse du même nom (Wall Street Stock Exchange). Aussi employé pour désigner les cercles financiers new-yorkais.

Warren Buffett

Warren Buffet est souvent considéré comme le meilleur investisseur boursier au monde. En 1954, il avait un capital de départ de $100 – qui vaut actuellement dans les $20 milliards. Buffett a fait son apprentissage du marché en travaillant pour Ben Graham, mais c’est surtout par le biais de sa holding, Berkshire Hathaway, qu’il a fait carrière. Buffett a beaucoup acheté pendant le Krach américain des années 1973-74, alors que le reste du monde vendait. Cette stratégie découlait de l’évaluation qu’il avait faite de la valeur fondamentale des titres qu’il voulait acheter – et elle a fini par s’avérer gagnante lorsque le marché est remonté. Lorsque Buffett achète un titre, il le garde. "La période de détention que je préfère, c’est l’éternité", dit-il. Il n’analyse que des sociétés qu’il connaît et comprend – et tend à se limiter aux secteurs comme l’industrie bancaire ou les biens de consommation. Il s’érige contre une politique de diversification de portefeuille, et croit fermement que toute action acquise doit être gardée (il réinvestit tous les dividendes qu’il touche et épaule "ses" sociétés lorsque leurs cours boursiers baissent provisoirement). L’un des principes de base de Buffett, c’est qu’il faut oublier ce que fait le reste du marché boursier, et rester concentré sur l’entreprise elle-même. À long terme, il n’y a que la valeur fondamentale d’un titre qui vaille.

Y
 

Yen

Le Yen japonais est l’une des cinq devises les plus importantes au monde, avec le Dollar, l’Euro, le Deutschemark et le Franc suisse. Après le Dollar et l’Euro, le Yen est la devise la plus utilisée dans les transactions de commerce internationale. Il est difficile pour des acteurs étrangers de prendre pied sur les marchés financiers japonais. C’est la raison pour laquelle la demande de Yens émane principalement de sociétés japonaises cherchant à rapatrier soit leurs profits, soit les revenus tirés de leurs investissements, voire les remboursements des prêts qu’ils avaient consentis. Le Yen est particulièrement sensible à la rentabilité de ces sociétés et à l’évolution du marché immobilier domestique au Japon.

Z
 

Zone Euro

La zone Euro est composée des 11 pays qui ont adoptés l’euro ( la monnaie unique) le 1er janvier 1999. Il s’agit de :

  • L’Autriche
  • La Belgique
  • La Finlande
  • La France
  • L’Allemagne
  • L’Irlande
  • L’Italie
  • Le Luxembourg
  • Les Pays Bas
  • Le Portugal
  • L’Espagne

L’introduction de la monnaie unique fait partie d’un processus "d’Union Economique et Monétaire" (UEM) qui suit un calendrier établi dans le Traité de l’Union Européenne (Traité de Maastricht). L’établissement d’une monnaie pan-européenne unique s’analyse comme une initiative qui aboutira un jour à l’union économique intégrale des États qui y participent.

Les observateurs affirment que cette union économique trouvera sa forme définitive dans 15 à 20 ans seulement. L’UEM, appréhendée comme l’introduction d’une monnaie unique, ne serait donc pas le nec plus ultra du processus d’intégration totale de l’économie européenne. Il s’agit cependant d’une étape essentielle vers cet ultime objectif.